Faits en bref sur Services publics et Approvisionnement Canada

Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a joué un rôle déterminant dans la construction des premières infrastructures du Canada. Il a construit notamment des routes, des chemins de fer, des ponts, des canaux, des barrages, des cales sèches, les édifices du Parlement et d’autres « ouvrages publics » aux 4 coins du pays. Prenez connaissance des faits intéressants qui suivent sur l’histoire et l’élaboration des infrastructures du Canada.

Rue piétonnière où des gens sont assis sur des bancs, alors que d’autres marchent le long des vitrines des magasins.

Vue de l’est de la rue Sparks, entre les rues Metcalfe et Elgin, en avril 1968. Les installations de la rue Sparks sont depuis devenues permanentes, et ce sont aujourd’hui des dalles de béton qui recouvrent la rue.

Voirie

La route de l’Alaska a été construite en 1943 afin de relier par voie terrestre l’Alaska et les 48 états situés plus au sud, durant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, SPAC est responsable du tronçon qui s'étend du kilomètre 133, au nord de Fort St. John (Colombie-Britannique), au kilomètre 968, à la frontière entre la Colombie-Britannique et le Yukon.

Pendant de nombreuses années après l’introduction de l’automobile, les autoroutes étaient fermées pendant l’hiver. En 1918, les villes dont les activités économiques étaient trop importantes pour cesser en raison de la neige avaient trouvé des méthodes abordables pour déneiger leurs rues. Durant les années 20, c’est le ministère des Travaux publics qui déneigeait la chaussée sur la colline du Parlement et certains tronçons de la rue Wellington. Il était aussi chargé de déneiger, avec des chasse-neige tirés par des chevaux, les trottoirs de la ville qui couvraient une distance de 402,3 kilomètres (250 miles).

Vous âtes-vous déjà demandé comment la rue Sparks est devenue une voie réservée exclusivement aux piétons? C’est vers la fin des années 50, peu de temps après le retrait des tramways, qu’on a suggéré de fermer la rue aux véhicules. En 1960, un petit tronçon de la rue Sparks a donc été fermé à la circulation à titre d’essai. La ville avait ainsi sa première rue piétonnière. Des arbres et des arbustes, du mobilier urbain, des œuvres d’art, des boîtes à fleurs, des abris et des bancs n’ont pas tardé à y âtre installés en permanence. Aujourd’hui, les édifices sur le côté nord de la rue appartiennent à Services publics et Approvisionnement Canada, qui en est aussi l’exploitant.

Chemin de fer

À sa création, le ministère des Travaux publics a été mandaté de construire des infrastructures de transport, entre autres des canaux et des voies ferrées, qui permettraient aux Canadiens de voyager mâme en hiver.

Le Ministère a donc joué un rôle important dans la mise en place du réseau ferroviaire du Canada, qu’il a construit et géré jusqu’à 1879, lorsque le ministère des Chemins de fer et Canaux en est devenu responsable.

Carte qui montre le tracé du chemin de fer Intercolonial reliant le Québec et les provinces maritimes.

De 1867 à 1870, le ministère des Travaux publics a construit le chemin de fer Intercolonial reliant les collectivités des provinces maritimes et du Québec. Saviez-vous que les tensions qui s’étaient développées entre le Canada et les États-Unis lors de la guerre de Sécession et de l’invasion subséquente des féniens avaient eu une influence sur le tracé du chemin de fer Intercolonial? En effet, au lieu de passer par le sud du Nouveau-Brunswick, qui était densément peuplé, le chemin de fer Intercolonial traversait la peu populeuse rive nord. Étant ainsi le plus loin possible des États-Unis, il serait plus facile à défendre en cas de guerre.

La construction du chemin de fer au Canada a connu 3 grandes périodes : les années 1850, de 1870 à 1890, et de 1895 à 1917. Au cours de la décennie des années 1850, 3 218,6 kilomètres de chemin de fer ont été installés en tout.

En 1918, le gouvernement fédéral a regroupé tous les chemins de fer qu’il possédait et exploitait sous la bannière des Chemins de fer nationaux du Canada (CFNC). Il a créé cette entité pour simplifier le financement et le fonctionnement des différentes compagnies ferroviaires alors en activité. En 1923, les CFNC comprenaient l’Intercolonial, le Canadian Northern, le National Transcontinental, le Grand Trunk Pacific et le Grand Trunk Railway. Le réseau a été appelé les Chemins de fer nationaux du Canada de 1918 à 1960. Depuis 1960, il est appelé le Canadien National (CN). Le CN est le plus gros réseau ferroviaire du Canada et le seul réseau ferroviaire transcontinental en Amérique du Nord. Il sert au transport de centaines de milliards de dollars en marchandises. En 2013, il a enregistré de revenus de plus de 10 milliards de dollars.

Immeubles

Comme le gouvernement fédéral avait un besoin pressant d’immeubles à la suite de la Confédération, le ministère des Travaux publics a créé le poste d’ingénieur en chef, qui était responsable de l’ensemble des immeubles et des ouvrages techniques de l’État. Avec la création du poste d’architecte en chef en 1872, la direction des services d’architecture était en mesure d’élaborer les plans d’un vaste éventail d’immeubles et d’en surveiller une bonne partie de la construction par des entrepreneurs locaux. Le Ministère se chargeant lui-mâme de la conception, de la construction et de l’entretien des édifices fédéraux, il avait mis au point un modèle pratique pour les édifices publics. Or, après l’éclatement de la Première Guerre mondiale et, plus tard, de la grande crise de 1929, l’architecte en chef a été obligé de faire appel au secteur privé. Aujourd’hui, il est devenu normal que les immeubles soient conçus par des cabinets privés, et les architectes du gouvernement agissent plutôt comme représentants des clients.

Au 19e siècle, ce sont les bureaux de poste qui montraient le plus la présence du gouvernement fédéral. Ils comptaient parmi les clients importants du ministère des Travaux publics. Il s’agissait souvent d’immeubles imposants considérés comme des points de repère importants au sein de leur collectivité.

Services publics et Approvisionnement Canada est chargé de préserver les édifices du Parlement et les richesses patrimoniales qu’ils renferment. Saviez-vous qu’environ 1 400 sculptures de pierre ornent l’intérieur de l’édifice du Centre? D’un style en accord avec le style néo-gothique de l’apogée victorien des édifices de l’Est et de l’Ouest, les sculptures représentent surtout la faune et la flore canadiennes.

Voies navigables, ponts et barrages

Le pont levant de Burlington enjambe le canal de Burlington sur la rive ouest du lac Ontario. Il a été mis en service en 1962. Sa construction s’inscrivait dans une série de projets de voies navigables été lancés il y a 200 ans, afin de rendre possible la navigation du lac Érié à l’océan Atlantique. Depuis sa mise en service, le pont a été levé plus de 166 380 fois pour permettre le passage de plus de 250 000 bateaux. Services publics et Approvisionnement Canada procède actuellement à la modernisation du pont en remplaçant ses systèmes de commandes, ses moteurs principaux et ses câbles aériens devenus obsolètes.

Le village de Latchford (Ontario) a été baptisé ainsi en 1905, en l’honneur du commissaire provincial des Travaux publics, Francis Robert Latchford. Le barrage Latchford a été construit en 1913 sur la rivière Montréal. Il régule le niveau d’eau du lac Bay. Voyez ci-dessous la photo du contrat d’origine signé par Sir Wilfrid Laurier en 1909, qui autorise la construction du premier barrage Latchford. Le legs de ce dernier subsiste encore aujourd’hui sous la forme du nouveau barrage Latchford, construit récemment à côté de la structure d’origine.

Durant la décennie des années 60, les ingénieurs des travaux publics avaient de la difficulté à évaluer la performance des ponts. Ils ont donc commencé à chercher de meilleurs moyens à cette fin, entre autres pour comprendre la réaction des ponts suspendus au climat rigoureux canadien. En outre, les ingénieurs des travaux publics qui étaient chargés de concevoir le pont A.-Murray-MacKay à Halifax (Nouvelle-Écosse) craignaient que le tablier orthotrope en acier léger puisse créer une instabilité aérodynamique pendant les travaux de construction. Ils ont donc créé une nouvelle façon de mettre à l’essai des modèles complets dans des conditions d’écoulement turbulent, innovant par le fait mâme dans les domaines de l’étude des vents et des essais en soufflerie. Cette façon de faire différait considérablement des essais de sections réalisés dans des conditions d’écoulement libre, lesquels pouvaient donner une idée fausse de la performance et engendrer des erreurs ou des lacunes dans la conception.

2 pages montrant un contrat dactylographié et des signatures.

Un aperçu du contrat signé par Sir Wilfrid Laurier en 1909, qui autorise la construction du barrage Latchford initial. On y voit notamment la liste des soumissionnaires.

Photo en noir et blanc de la maquette d’un pont.

La mise à l’essai de modèles complets dans des conditions d’écoulement turbulent était considérée comme l’une des plus grandes réalisations du Canada dans les domaines du génie des travaux publics. Des photos agrandies de l’un des modèles de soufflerie, mis à l’essai au Laboratoire de soufflerie à couche limite, ont été exposées à Montréal lors d’Expo 67. Ce modèle s’est avéré déterminant dans la conception du pont A. Murray MacKay.

Autre

Sur le versant ouest escarpé de la Colline du Parlement se trouvent des escaliers historiques appelés les escaliers de la pente ouest. À l’origine en bois, ces escaliers ont été construits de 1868 à 1870, en mme temps que le sentier des amoureux (un sentier récréatif qui s’étendait sur une distance d’un peu moins de 1 km jusqu’à la moitié du versant ouest). En 1914, le ministère des Travaux publics a jugé nécessaire de remplacer les escaliers reliant la Colline du Parlement et le sentier des amoureux par des escaliers en béton. En 1939, le sentier des amoureux a été fermé par mesure de sécurité. En 1947, la Commission de la capitale nationale a commencé à aménager une promenade longeant la rivière des Outaouais. En 1986, les escaliers en béton qui avaient été construits pour mener au sentier des amoureux ont été rallongés en bois jusqu’au sentier de la rivière des Outaouais. Enfin dernièrement, Services publics et Approvisionnement Canada a achevé les travaux de reconstruction des escaliers du versant ouest. L’ancienne structure en béton et en bois a été remplacée par des plateformes en acier, des terrasses et des escaliers en bois ainsi que des mains courantes en aluminium.

Faits intéressants

Les nouveaux escaliers du versant ouest comprennent ce qui suit :

  • 9 lacets et un tracé en zigzag pour l’ascension d’une pente abrupte;
  • 26 paliers et plateformes entre les volées d’escaliers;
  • 34 ensembles de limons et de longues poutres horizontales pour les besoins de la structure;
  • 287 marches, soit l’équivalent d’un immeuble de 12 étages.
Vue en plongée d’un escalier raide à l’extérieur.

Vue des escaliers du versant ouest récemment reconstruits.

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