Définitions dans le cadre de la gestion du temps

Beaucoup des mots et des expressions définis ci-dessous ont, dans les dictionnaires, d'autres sens que celui qu'on en donne et, dans certains cas, un sens différent. Les définitions sont présentées selon les règles ci-après :

  • Les mots et les expressions qui sont utilisés dans les définitions et qui sont définis ailleurs dans le glossaire sont en italique.
  • Lorsque des synonymes sont présentés, il y a uniquement un renvoi au terme recommandé (voir Terme recommandé). Des renvois aux termes apparentés qui ne sont pas des synonymes sont présentés à la fin de la définition (voir aussi le terme apparenté).

Index

A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W 

A

Accélération par chevauchement :
Compression de l'échéancier du projet par l'exécution simultanée d'activités qui seraient normalement exécutées l'une après l'autre (par exemple, la conception et la construction).
Acceptation des risques :
Associée au processus de planification des mesures d'atténuation, l'acceptation des risques résulte de la décision de l'équipe de projet de ne pas modifier le plan du projet de manière à atténuer un risque ou de l'incapacité de l'équipe d'établir une stratégie d'atténuation appropriée.
Activité :
Travail déterminé exécuté dans le cadre d'un projet. Une activité a normalement une durée prévue, un coût prévu et des besoins en ressources prévus. Les activités peuvent être subdivisées en tâches.
Activité critique :
Activité située sur le chemin critique. Les activités critiques sont généralement établies par la méthode du chemin critique. Des activités peuvent être « critiques », au sens qu'on donne à ce mot dans les dictionnaires, sans se trouver sur le chemin critique, mais le mot « critique » est rarement utilisé dans ce sens dans le contexte des projets.
Activité fictive :
Activité de durée nulle utilisée pour indiquer une liaison logique dans un diagramme fléché. On y a recours lorsque les flèches des activités normales ne permettent pas de décrire entièrement ou correctement une liaison logique. Les activités fictives sont représentées par une ligne tiretée qui se termine par une flèche.
Activité sous-critique :
Activité dont la marge totale est faible
Analyse d'échéancier :
Voir Analyse de réseau.
Analyse de la valeur :
Méthode créative utilisée pour assurer l'optimisation des coûts du cycle de vie, gagner du temps, augmenter les profits, améliorer la qualité, obtenir une plus grande part du marché, régler les problèmes et/ou assurer une utilisation plus efficace des ressources.
Analyse de réseau :
Processus consistant à établir les dates de début et de fin au plus tôt et au plus tard des segments non terminés des activités du projet. Voir aussi Méthode du chemin critique et Méthode de programmation optimale (PERT).
Antécédent :
1) Avec la méthode du diagramme fléché, l'activité qui aboutit au noeud. 2) Avec la méthode des antécédents, l'activité d'origine. Synonyme : prédécesseur
Arrêté de projet :
Document par lequel la haute direction autorise officiellement la mise en oeuvre d'un projet et donne au gestionnaire de projet le pouvoir d'affecter des ressources de l'organisation à sa réalisation.

B

Budgétisation :
Répartition du coût estimatif entre les différentes activités.
Boucle :
Chemin de réseau qui passe deux fois par le même noeud. Les boucles ne peuvent pas être analysées au moyen des techniques habituelles d'analyse de réseau comme la méthode du chemin critique et la méthode de programmation optimale (PERT).

C

Calcul au plus tard :
Calcul des dates de fin au plus tard et des dates de début au plus tard pour les parties non terminées de toutes les activités du réseau. Ce calcul se fait par compte à rebours en suivant la logique du réseau, à partir de la date de fin du projet. La date de fin peut être établie par cumul des durées des activités (calcul au plut tôt) ou fixée par le client ou le parrain du projet. Synonyme : calcul à rebours. Voir aussi Analyse de réseau.
Calcul descendant :
Établissement des dates de début au plus tôt et des dates de fin au plus tôt de toutes les activités du réseau qui ne sont pas terminées. Synonymes : calcul au plus tôt et calcul progressif. Voir aussi Analyse de réseau et Calcul à rebours.
Chemin :
Succession d'activités connexes dans un graphe de projet.
Chemin critique :
Séquence d'activités qui détermine la durée du projet. Dans un modèle déterministe, le chemin critique est habituellement défini comme le chemin dont toutes les activités ont une marge inférieure ou égale à une certaine valeur, souvent fixée à zéro. Le chemin a une durée plus grande que tout autre chemin : c'est donc le temps minimum requis pour réaliser le projet. Voir aussi Méthode du chemin critique.
Chemin de réseau :
Succession d'activités connexes dans un graphe de projet.
Clôture du marché :
Fermeture du dossier contractuel, y compris le règlement de toutes les questions en suspens, le cas échéant.
Code des postes de coûts :
Tout système de numérotation utilisé pour attribuer un code distinct à chaque élément de la structure de découpage du projet. Voir aussi Liste des postes budgétaires.
Compression des délais :
Voir Compression des durées.
Compression des délais :
Mesure prise pour réduire la durée totale du projet après analyse de différentes solutions, afin de déterminer la façon de réduire le plus possible les durées, au moindre coût.
Compression des durées :
Abrègement de l'échéancier du projet sans réduction du contenu. Il n'est pas toujours possible de réduire la durée d'un projet et, lorsque ce l'est, il en résulte souvent une augmentation des coûts.
Contenu :
Ensemble des produits et des services devant être fournis dans le cadre du projet. Voir aussi Contenu du projet.
Contenu du projet :
Le travail qui doit être accompli pour fournir un produit possédant les caractéristiques et offrant les fonctions requises.
Contrainte :
Restriction influant sur l'exécution du projet. Tout élément qui a une incidence sur le moment où l'exécution d'une activité peut être planifiée.
Contrôle
 : Comparaison du rendement réel et du rendement prévu, analyse de l'écart, évaluation des solutions possibles et mise en oeuvre de la mesure corrective appropriée, au besoin.
Contrôle des coûts :
Contrôle des modifications au budget du projet.
Contrôle de l'échéancier :
Contrôle des modifications à l'échéancier du projet.
Convergence des chemins :
Dans un échéancier, le noeud où des chemins parallèles se rencontrent ou se joignent. À ce noeud, tout retard ou prolongation à l'égard d'un chemin convergeant peut retarder le projet. Dans l'analyse de risque quantitative d'un échéancier, ce point constitue une importante source de risque.
Coût réel :
Coût total réellement engagé pour l'exécution d'un travail durant une période déterminée. Ce coût doit être rattaché à la valeur prévue et à la valeur acquise (ce qui peut englober les heures de main-d'oeuvre directe seulement, les coûts directs seulement ou tous les coûts, y compris les coûts indirects). Voir aussi Valeur acquise.
Cycle de vie du projet :
Ensemble, habituellement séquentiel, de phases du projet dont le nom et le numéro sont déterminés en fonction des besoins de contrôle de l'organisation ou des organisations qui participent au projet.

D

Date cible d'achèvement du projet :
Date imposée qui détermine ou modifie l'analyse du réseau.
Date de début :
Moment où une activité débute. On lui associe le plus souvent un déterminant : date de début réelle, prévue, estimative, planifiée, au plus tôt, au plus tard ou cible.
Date de début au plus tard :
Dans le contexte de la méthode du chemin critique, la date la plus tardive à laquelle une activité peut débuter sans retarder l'atteinte d'un jalon déterminé (habituellement la date de fin du projet).
Date de début au plus tôt :
Dans le contexte de la méthode du chemin critique, la date la plus précoce à laquelle une activité (ou le projet) peut débuter, compte tenu de la logique du réseau et, le cas échéant, des contraintes liées à l'échéancier. La date de début au plus tôt peut changer suivant l'évolution du projet et les modifications apportées au plan de projet.
Date de début planifiée :
Voir Date de début prévue.
Date de début prévue estimée :
Estimation la plus récente du moment où une activité débutera.
Date de début prévue :
Date à laquelle il est prévu qu'une activité débutera. Elle se situe normalement entre la date de début au plus tôt et la date de début au plus tard. Elle peut être établie en fonction du nivellement de ressources limitées.
Date de début réelle :
Moment où débute réellement le travail d'une activité.
Date de fin :
Moment où une activité doit se terminer. On lui associe le plus souvent un déterminant : date de fin réelle, prévue, estimative, planifiée, au plus tôt, au plus tard ou cible.
Date de fin au plus tard :
Dans le contexte de la méthode du chemin critique, la date la plus tardive à laquelle une activité peut se terminer sans retarder l'atteinte d'un jalon déterminé (habituellement la date de fin du projet).
Date de fin au plus tôt :
Dans le contexte de la méthode du chemin critique, la date la plus précoce à laquelle une activité (ou le projet) peut se terminer, compte tenu de la logique du réseau et, le cas échéant, des contraintes liées à l'échéancier. La date de fin au plus tôt peut changer suivant l'évolution du projet et les modifications apportées au plan du projet.
Date de fin planifiée :
Voir Date de fin prévue.
Date de fin prévue estimée :
Estimation la plus récente du moment où une activité se terminera.
Date de fin prévue :
Date à laquelle il est prévue qu'une activité se terminera. Elle se situe normalement entre la date de fin au plus tôt et la date de fin au plus tard. Elle peut être établie en fonction du nivellement de ressources limitées.
Date de fin réelle :
Moment où se termine réellement le travail d'une activité. (Remarque : dans certains champs d'application, l'activité est considérée comme étant terminée quant le travail est en « bonne partie » terminé.
Date de mise à jour :
Date à laquelle ou jusqu'à laquelle le système de contrôle des projets a fourni des renseignements sur l'état d'avancement réel du projet.
Décalage négatif :
Modification d'une liaison logique qui retarde l'exécution de la tâche successeur. Par exemple, dans une liaison fin-début ayant un décalage négatif de dix jours, l'activité successeur ne peut pas débuter avant dix jours après la fin de l'activité prédécesseur (l'antécédent). Voir aussi Décalage positif.
Décalage positif :
Modification d'une liaison logique qui permet d'accélérer l'exécution de la tâche successeur. Par exemple, dans une liaison fin-début ayant un décalage positif de dix jours, le successeur peut débuter dix jours avant la fin de l'antécédent. Voir aussi Décalage négatif.
Définition du contenu :
Subdivision des principaux livrables en éléments plus petits, plus faciles à traiter, afin d'assurer un meilleur contrôle.
Définition du produit :
Aspects et fonctions qui caractérisent un bien ou un service
Demande de propositions :
Document utilisé pour inviter d'éventuels fournisseurs de produits ou de services à présenter des propositions. L'expression peut avoir un sens plus ou moins large, selon le champ d'application.
Descripteur d'activité :
Brève formule ou locution utilisée dans un graphe de projet. Le descripteur d'activité définit normalement le contenu de l'activité.
Diagramme à barre :
Représentation graphique de données relatives à l'échéancier d'exécution d'un projet. Dans le diagramme à barre normal, les activités ou autres éléments du projet sont présentés de haut en bas, à gauche du graphique, tandis que les dates sont présentées en haut, de gauche à droite; les durées des activités sont indiquées par des segments horizontaux placés entre les dates. Synonyme : diagramme de Gantt.
Diagramme à barre lié :
Graphe de projet où la durée d'une activité est indiquée par la position et la longueur de la ligne qui la représente. Il s'agit essentiellement d'un diagramme à barre intégrant la logique du réseau.
Diagramme de Gantt :
Voir Diagramme à barre.
Durée :
Nombre de périodes de travail (à l'exclusion des congés et des autres périodes chômées) requis pour l'exécution d'une activité ou d'un autre élément du projet. La durée est habituellement exprimée en jours ou en semaines de travail. On utilise parfois, et à tort, le mot « durée » pour parler du temps écoulé.
Durée restante :
Temps requis pour terminer l'exécution d'une activité.

E

Écart délais :
1) Différence entre la date d'achèvement prévue d'une activité et la date effective d'achèvement de cette même activité. 2) Dans le contexte de la valeur acquise, l'écart délai est égal à la valeur acquise moins le coût budgété du travail prévu.
Écart de coût :
1) Toute différence entre le coût budgété et le coût réel d'une activité. 2) Dans le contexte de la valeur acquise, l'écart de coût est égal à cette valeur acquise moins le coût réel du travail effectué.
Échéancier :
Voir Échéancier du projet.
Échéancier des jalons :
Échéancier sommaire équilibré dans lequel les principaux jalons sont indiqués. Voir aussi Échéancier directeur.
Échéancier directeur :
Échéancier sommaire équilibré dans lequel les principales activités et les jalons clés sont indiqués. Voir aussi Échéancier des jalons.
Échéancier du projet :
Dates prévues pour l'exécution des activités et dates prévues pour l'atteinte des jalons.
Élaboration de l'échéancier :
Analyse des séquences d'activités, des durées des activités et des besoins en ressources en vue d'établir l'échéancier du projet.
Élaboration du plan du projet :
Intégration et coordination de tous les plans de projet, en vue d'obtenir un document homogène et cohérent.
Élimination des risques :
Modification du plan du projet de manière à éliminer le risque ou à faire en sorte qu'il n'ait pas d'incidence sur les objectifs du projet, s'il se concrétise. L'élimination des risques est associée au processus de planification des mesures d'atténuation.
Énoncé des travaux :
Description des produits ou des services qui doivent être fournis en application du marché.
Énoncé du contenu :
Document qui fournit l'information requise pour les décisions qui devront être prises plus tard à l'égard du projet ainsi que pour que les parties prenantes soient certaines de s'entendre, ou en viennent à s'entendre, sur le contenu du projet. À mesure que le projet progresse, il peut être nécessaire de modifier ou d'améliorer l'énoncé du contenu, en fonction des modifications approuvées au contenu du projet.
Estimation :
Évaluation d'un résultat quantitatif probable. Les estimations s'appliquent habituellement aux coûts et aux durées des projets. Leur degré d'exactitude devrait toujours être indiqué (p.ex., sous la forme « plus ou moins un pourcentage »). On leur associe le plus souvent un déterminant (estimations préliminaires, estimations conceptuelles, estimation de la faisabilité, etc.). Dans certains champs d'application, les déterminants utilisés correspondent à des plages d'exactitude précises. C'est le cas, par exemple, des estimations ordre de grandeur,des prévisions budgétaires de même que des estimations définitives pour les projets de génie et de construction.
Estimation du coût :
Établissement du coût approximatif (estimatif) des ressources requises pour assurer l'exécution des activités du projet.
Estimation du coût global du cycle de vie :
Principe consistant à tenir compte des coûts d'acquisition, de fonctionnement et d'aliénation dans l'évaluation des options.
Estimation des durées :
Estimation du nombre de périodes de travail qui seront nécessaires pour terminer des activités particulières.
Établissement de plans de rechange :
Établissement d'un plan de gestion dans lequel sont exposées des stratégies de rechange qui pourraient assurer le succès du projet si des événements précis identifiés comme étant des risques se produisent.
Événement sur noeud :
Technique d'établissement de diagramme en réseau suivant laquelle les événements sont représentés par des cercles (ou noeuds) reliées par des flèches, qui indiquent l'ordre dans lequel les événements doivent se produire. Cette technique est associée à la méthode de programmation optimale (PERT).

F

G

Gestion de marché :
Gestion des rapports avec le vendeur.
Gestion de projet :
Application des connaissances, des compétences, des outils et des techniques appropriés aux activités du projet, en vue d'atteindre les objectifs du projet.
Gestion de la valeur acquise :
Méthode d'intégration du contenu, de l'échéancier et des ressources ainsi que de mesure du rendement des projets. On compare la quantité de travail qui était prévue avec la quantité de travail acquise et les sommes effectivement utilisées, afin de déterminer si le budget et l'échéancier qui ont été établis sont respectés.
Gestion de la qualité du projet :
Élément de la gestion du projet qui englobe les processus requis pour faire en sorte que le projet satisfasse aux besoins qu'il visait initialement à combler.
Gestion des approvisionnements du projet :
Élément de la gestion du projet qui englobe les processus requis pour faire l'acquisition, à l'extérieur de l'entreprise pilote, des biens et des services qui permettront d'assurer la réalisation du projet. La gestion des approvisionnements comprend la planification des approvisionnements, la gestion des marchés et la clôture du marché.
Gestion des délais du projet :
Élément de la gestion du projet qui intègre les processus requis pour assurer la réalisation du projet dans les délais fixés. La gestion des délais du projet englobe l'identification des activités, le séquencement des activités, l'estimation des durées, l'élaboration de l'échéancier et le contrôle de l'échéancier.
Gestion des risques du projet :
Processus systématique permettant d'identifier les risques du projet, de les analyser et d'y faire face comme il se doit. Le processus vise à augmenter autant que possible la probabilité que des événements positifs se produisent et à tirer le meilleur profit possible de tels événements et, inversement, à tout mettre en oeuvre pour éviter les événements préjudiciables à l'atteinte des objectifs du projet et, le cas échéant, à atténuer les conséquences de ces événements. La gestion des risques du projet englobe la planification de la gestion des risques, l'analyse de risque qualitative, l'analyse de risque quantitative, la planification des mesures d'atténuation et le suivi et le contrôle des risques.
Gestion du contenu du projet :
Élément de la gestion du projet qui englobe les processus requis pour s'assurer que le projet intègre tous les travaux nécessaires, et uniquement les travaux nécessaires, pour faire en sorte que le projet soit mené à terme avec succès. La gestion du contenu du projet englobe le démarrage, la planification du contenu, la définition du contenu, la vérification du contenu et le contrôle des modifications.
Graphe de projet :
Représentation schématique des liaisons logiques entre les activités d'un projet. Cette représentation est toujours conçue pour être lue de gauche à droite, suivant le déroulement chronologique du projet. L'expression graphique PERT est souvent utilisée dans le même sens.

H

Hypothèse :
Propositions qui, pour les besoins de la planification, sont admises comme étant vraies, réelles ou certaines. Les hypothèses influent sur tous les aspects de la planification des projets, et elles font partie de l'élaboration progressive du projet. Dans le cadre du processus de planification, les équipes de projet sont souvent appelées à établir des hypothèses, à les étayer et à en vérifier la justesse. Un degré de risque est habituellement associé aux hypothèses.

I

Identification des risques :
Établissement des risques qui pourraient avoir une incidence sur le projet de même que de leurs caractéristiques, notamment dans le cadre de séances de remue-méninges et au moyen de listes de contrôle
Indice de performance délais :
Coefficient d'efficacité à l'égard des délais correspondant au rapport de la valeur acquise par rapport à la valeur planifiée. L'indice de performance délais indique quel est le pourcentage du travail prévu dans l'échéancier qui a été accompli. L'indice est égal à la valeur acquise divisée par la valeur planifiée.
Indice performance-coûts (IPC) :
Rapport coût-efficience de la valeur acquise en regard des coûts réels. L'IPC est souvent utilisé pour prévoir l'importance d'un éventuel dépassement de coût au moyen de la formule suivante : coût budgété à l'achèvement/IPC = coût prévu à l'achèvement. IPC = la valeur acquise divisée par le coût réel.

J

Jalon :
Événement important dans la réalisation du projet, qui correspond le plus souvent à l'achèvement d'un livrable important

K

L

Liaison début-début :
Voir Liaison logique.
Liaison début-fin :
Voir Liaison logique.
Liaison fin-début :
Voir Liaison logique.
Liaison fin-fin :
Voir Liaison logique.
Liaison logique :
Liaison entre deux activités du projet ou entre une activité du projet et un jalon. Voir aussi Relation d'antécédence. Les quatre formes de liaison logique sont les suivantes :
  • Liaison fin-début. Le démarrage du successeur est lié à l'achèvement de l'antécédent.
  • Liaison fin-fin. L'achèvement du successeur est lié à l'achèvement de l'antécédent.
  • Liaison début-début. Le démarrage du successeur est lié au démarrage de l'antécédent.
  • Liaison début-fin. L'achèvement du successeur est lié au démarrage de l'antécédent
Liste de contrôle :
Liste des nombreux problèmes qui pourraient survenir durant la réalisation d'un projet. La liste de contrôle est utilisée dans le cadre du processus d'identification des risques. Ces listes sont exhaustives : on y trouve plusieurs catégories de risques observées lors de projets antérieurs.
Liste des postes budgétaires :
Tout système de numérotation utilisé pour assurer le suivi des coûts d'un projet par catégories (main-d'oeuvre, fournitures, matériaux, matériel, etc.). La liste des postes budgétaires d'un projet est normalement établie d'après la liste des postes budgétaires générale de la principale organisation pilote. Voir aussi Code des postes de coûts.
Livrable.
Tout résultat mesurable, tangible et vérifiable qui doit être obtenu pour qu'un projet ou qu'un volet d'un projet soit réalisé. Le mot « livrable » est souvent utilisé dans un sens plus restreint, pour désigner un livrable externe, c'est-à-dire un article d'exécution qui doit être approuvé par le promoteur du projet ou le client.
Logique du réseau :
Ensemble des liaisons entre les activités qui constitue un graphe de projet.
Lot de travail :
Livrable au plus bas niveau de la structure de découpage du projet, lorsque la planification et l'exécution de ce livrable peuvent être confiées à un autre gestionnaire de projet. Cela peut se faire en établissant un sous-projet, permettant de décomposer le lot de travail en activités

M

Maille :
Voir Sous-réseau.
Marché :
Convention ayant force obligatoire pour les parties suivant laquelle le vendeur s'engage à fournir un bien ou un service précis en contrepartie d'un montant que l'acheteur s'engage à payer. Il existe trois grandes catégories de contrats :
  • Marchés à prix forfaitaire ou à forfait : Marchés dans lesquels un prix total est fixé pour un bien ou un service bien défini. On peut y intégrer des dispositions prévoyant le versement de primes en cas d'atteinte ou de dépassement de certains objectifs du projet (par exemple, les délais).
  • Marchés sur dépenses contrôlées : Suivant ce type de marché, les coûts réels engagés par l'entrepreneur lui sont remboursés. Habituellement, ces coûts réels englobent les coûts directs (coûts engagés directement pour l'exécution du projet, par exemple les salaires versés à l'équipe de projet) et les coûts indirects (coûts affectés au projet par l'organisation pilote au titre de « rançon des affaires », par exemple la rémunération des cadres). Les coûts indirects sont habituellement établis en proportion des coûts directs. On y intègre souvent des dispositions prévoyant le versement de primes en cas d'atteinte ou de dépassement de certains objectifs du projet, concernant par exemple les délais ou le coût total.
  • Marchés temps et matériaux. Ce type de marché est un mélange des deux premiers. Comme les contrats sur dépenses contrôlées, ce sont des contrats « ouverts », étant donné qu'aucun montant total n'est convenu au moment de l'attribution. Ce montant total peut donc augmenter. Et comme pour les contrats à prix forfaitaires, par exemple, les taux unitaires sont convenus à l'avance entre l'acheteur et le vendeur, comme c'est le cas lorsque les deux parties conviennent des taux applicables à la catégorie « ingénieurs principaux ».
Marge :
Délai dont une activité peut être retardée de sa date de début au plus tôt sans que cela ne retarde la date de fin. La marge est calculée de façon arithmétique, et elle peut changer suivant l'évolution du projet et les modifications apportées au plan du projet. On l'appelle aussi « marge totale ». Voir aussi Marge libre.
Marge libre :
Délai dont une activité peut être retardée sans que cela ne retarde le début au plus tôt d'aucune des activités suivantes. Voir aussi Marge.
Marge totale :
Voir Marge.
Matrice des probabilités et des incidences :
Façon courante de déterminer l'importance d'un risque (faible, modéré ou élevé) en analysant à la fois la probabilité qu'il se concrétise et l'incidence qu'aurait l'événement constituant le risque sur les objectifs, s'il se produisait.
Mesure corrective :
Changements effectués pour faire en sorte qu'à l'avenir, l'exécution du projet soit conforme au plan.
Méthode des antécédents :
Technique d'établissement de diagramme en réseau suivant laquelle les activités sont représentées par des cases (ou des noeuds). Les activités sont reliées par des relations d'antécédence, qui indiquent l'ordre dans lequel elles doivent être exécutées.
Méthode de Monte Carlo :
Technique consistant à simuler l'exécution du projet à de nombreuses reprises, afin d'obtenir une distribution de résultats probables.
Méthode de programmation optimale (PERT) :
Technique d'analyse de réseau axée sur les événements, qui permet d'estimer la durée d'un programme, lorsqu'il existe de l'incertitude à l'égard des estimations des durées des activités. On applique la méthode du chemin critique, en utilisant des durées qui correspondent à la moyenne pondérée des estimations optimistes, pessimistes et les plus probables. On calcule aussi l'écart-type de la date d'achèvement par rapport aux durées des activités du chemin.
Méthode du chemin critique :
Technique d'analyse de réseau qui permet de prévoir la durée du projet après avoir déterminé quelles sont les séquences d'activités (quel est le chemin) dont la marge est la plus faible. Les dates au plus tôt sont établies par un calcul descendant, à partir d'une date de début déterminée. Les dates au plus tard sont établies par un calcul à rebours, à partir d'une date de fin déterminée (habituellement la date de fin au plus tôt du projet établie par un calcul descendant).
Méthode du diagramme fléché :
Établissement de schémas conceptuels de réseaux dans lesquels les activités sont représentées par des flèches. L'origine de la flèche est le début de l'activité et son extrémité est la fin de l'activité (la longueur de la flèche ne correspond pas à la durée prévue de l'activité). Les points de liaison entre les activités sont appelés noeuds (habituellement représentés par de petits cercles), qui indiquent l'ordre dans lequel les activités devraient être exécutées. Voir aussi Méthode des antécédents.
Mise en oeuvre du plan du projet :
Mise à exécution du plan du projet en accomplissant les activités qui y sont prévues.
Modification du contenu :
Modification du contenu du projet. Une modification du contenu exige presque toujours une modification du coût ou de l'échéancier du projet.

N

Nivellement des ressources :
Toute forme d'analyse de réseau suivant laquelle les décisions d'ordonnancement (dates de début et de fin) sont prises sur la base de considérations liées à la gestion des ressources (ressources limitées, difficulté de gestion des changements dans les niveaux de ressources, etc.).
Noeud :
Un des points définitoires d'un réseau. Point de jonction se rattachant à certaines ou à la totalité des lignes de liaison. Voir aussi Méthode du diagramme à flèche et Méthode des antécédents.

O

Organigramme fonctionnel :
Représentation de l'organisation d'un projet dans laquelle les lots de travail sont rattachés aux unités organisationnelles.
Organisation matricielle :
Structure organisationnelle suivant laquelle les gestionnaires de projet et les gestionnaires fonctionnels assument ensemble la responsabilité d'établir des responsabilités et de diriger le travail des personnes affectées au projet.

P

Phase du projet :
Ensemble d'activités logiquement liées les unes aux autres, qui aboutissent habituellement à l'achèvement d'un important livrable
Plan de gestion des risques :
Établissement de la façon dont les processus de gestion des risques seront mis en oeuvre au cours du projet. C'est le résultat de la planification de la gestion des risques.
Plan du projet :
Document officiel approuvé utilisé pour assurer aussi bien l'exécution que le contrôle du projet. Le plan du projet sert principalement à étayer les hypothèses et les décisions de planification, à faciliter la communication entre les parties prenantes ainsi qu'à établir les références de base relatives au contenu, au coût et à l'échéancier du projet. Un plan de projet peut être sommaire ou détaillé.
Planification à ressources limitées :
Échéancier de projet dans lequel les dates de début et de fin sont établies en raison des ressources auxquelles on prévoit avoir accès. L'échéancier final du projet devrait toujours être à ressources limitées.
Planification de la qualité :
Établissement des normes de qualité pertinentes pour le projetet de la façon d'en assurer l'application.
Planification de la gestion des risques :
Établissement de la façon d'aborder et de planifier les activités de gestion des risques pour un projet.
Planification des approvisionnements :
Établissement des acquisitions requises et de leur échelonnement.
Planification des mesures d'atténuation des risques :
Établissement des procédures et des techniques requises pour mieux profiter des circonstances favorables et réduire les menaces à l'atteinte des objectifs du projet. Les moyens utilisés pour ce faire comprennent l'élimination, l'atténuation, le transfert et l'acceptation des risques.
Planification des ressources :
Établissement des quantités de ressources (personnes, équipement et matériaux) requises pour l'exécution des activités du projet
Planification du contenu :
Processus d'élaboration progressive du contenu du projet, qui comprend notamment l'établissement d'un énoncé du contenu écrit, dans lequel on trouve la justification du projet, ses principaux livrables ainsi que ses objectifs.
Planification du projet :
Élaboration et tenue à jour du plan du projet.
Planification organisationnelle :
Établissement et documentation des rôles, des responsabilités et des rapports hiérarchiques.
Pourcentage d'avancement :
Estimation (en pourcentage) de la quantité de travail effectuée pour une activité ou un bloc d'activités.
Programme :
Ensemble de projets apparentés faisant l'objet d'une gestion coordonnée. Les programmes englobent habituellement un élément de l'ouvrage en cours.
Projet :
Entreprise d'une durée limitée destinée à produire un bien, à fournir un service ou à obtenir un résultat particulier.

Q

R

Référence de base :
Plan de départ approuvé (pour un projet, un lot de travail ou une activité), plus ou moins les modifications du contenu approuvées. L'expression « référence de base » s'applique habituellement à des éléments comme le coût, l'échéancier ou le rendement.
Relation d'antécédence :
Expression désignant une liaison logique dans le contexte de la méthode des antécédents. Cependant, dans l'usage courant, on ne fait pas, la plupart du temps, de distinction entre les expressions « relations d'antécédence » et «  liaison logique », quelle que soit la méthode d'établissement de diagramme utilisée.
Remue-méninges :
Technique destinée à faire produire à un groupe composé de membres d'une équipe ou de spécialistes des idées qui permettront d'établir les risques. Normalement, dans une séance de remue-méninges, on note les idées de tous les participants en vue de les analyser plus tard. La technique est utilisée dans le cadre du processus d'identification des risques.
Réseau :
Voir Graphe de projet.
Réseau logique :
Voir Graphe de projet.
Risque :
Événement ou situation, plus ou moins prévisible, qui, s'il se produit, aura une incidence positive ou négative sur les objectifs du projet.

S

Séquencement des activités :
Établissement et documentation des relations interactives logiques.
Solution de rechange :
Moyen de faire face à un risque lorsqu'il survient. À la différence d'un plan de rechange, la solution de rechange n'est pas prévue avant que l'événement constituant le risque ne survienne.
Somme des connaissances de la gestion de projet (PMBOK®) :
La somme des connaissances accumulées par les spécialistes de la gestion de projet. Comme dans d'autres domaines tels que le droit, la médecine et la comptabilité, cette somme de connaissances est le résultat du travail des praticiens et des universitaires qui les appliquent et les perfectionnent. La somme des connaissances de la gestion de projet englobe à la fois des façons de faire traditionnelles éprouvées, qui sont largement appliquées, et d'autres plus innovatrices et complexes, qui le sont moins
Sous-projet :
Tranche du projet global.
Sous-réseau :
Subdivision d'un graphe de projet, représentant habituellement une forme quelconque de sous-projet.
Structure de découpage du projet :
Décomposition ordonnée du contenu du projet en sous-ensembles établis suivant les livrables. À mesure qu'on descend d'un niveau à l'autre, la définition de l'ouvrage est plus détaillée.
Successeur :
1) Avec la méthode du diagramme fléché, l'activité qui part d'un noeud. 2) Avec la méthode des antécédents, l'activité à laquelle on aboutit.
Suivi et contrôle des risques :
Suivi des risques résiduels, établissement des nouveaux risques, mise en oeuvre des plans d'atténuation des risques et évaluation de l'efficacité de ces plans tout au long du cycle de vie du projet.
Surveillance :
Collecte d'information, analyses et rapports concernant l'exécution du projet, habituellement par comparaison au plan établi.

T

Tâche :
Terme général décrivant un travail qui n'est pas indiqué dans la structure de découpage du projet, mais qui pourrait éventuellement devenir une nouvelle subdivision de ce travail, par la décision des personnes responsables de son exécution. C'est aussi la plus petite division du travail à effectuer dans le cadre d'un projet.
Tâche hamac :
Activité globale ou récapitulative (un certain nombre d'activités apparentées sont regroupées et décrites de façon sommaire). Une tâche hamac peut avoir ou non une séquence interne. Voir aussi Sous-projet et Sous-réseau.

U

Unité calendaire :
La plus petite unité de temps utilisée pour l'établissement de l'échéancier d'un projet. Les unités calendaires sont normalement exprimées en heures, en jours ou en semaines, mais elles peuvent aussi l'être en quarts de travail ou même en minutes. L'expression est surtout utilisée dans le contexte des logiciels de gestion de projet.

V

Valeur acquise :
Le travail concret accompli, plus le budget autorisé pour ce travail. La somme des coûts prévus (qui peut comprendre l'imputation des frais généraux) pour les activités (ou les parties d'activité) exécutées au cours d'une période déterminée (habituellement cumulative). La valeur acquise était autrefois appelée le « coût budgété du travail effectué » d'une activité ou d'un bloc d'activités.
Valeur planifiée :
Travail concret planifié, plus le budget autorisé pour l'exécution de ce travail. La valeur planifiée était autrefois appelée le « coût budgété du travail prévu ».

W