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Enjeux environnementaux importants et achats écologiques

Explorez ces liens pour trouver les descriptions des grands enjeux environnementaux et pour savoir comment les achats écologiques peuvent servir à réduire l'incidence sur l'environnement des produits et services sélectionnés par le gouvernement du Canada.

  1. Gaz à effet de serre et réchauffement de la planète
  2. Écoefficacité
  3. Ozone : la couche d'ozone et les substances qui l'appauvrissent
  4. Déchets solides, réutilisation et recyclage
  5. Déchets dangereux
  6. Développement durable
  7. Énergies renouvelables et combustibles fossiles

Gaz à effet de serre et réchauffement de la planète

Les gaz à effet de serre (GES) sont les gaz atmosphériques qui contribuent à l'effet de serre. L'effet de serre est un phénomène naturel qui piège la chaleur dans l'atmosphère terrestre. Les principaux gaz à effet de serre sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l'oxyde nitreux (N2O) et l'ozone (O3). Les émissions de ces gaz et leur accumulation dans l'atmosphère sont accélérées par les activités humaines, en particulier le brûlage des combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon, etc.). Il y a aussi les produits chimiques artificiels, comme les hydrochlorofluorocarbures (HCFC), les perfluorocarbures (PFC) et les hydrofluorocarbures (HFC), qui sont libérés dans l'atmosphère par l'utilisation de biens de consommation et de biens industriels. L'accumulation de gaz à effet de serre dans l'atmosphère contribue au réchauffement de la planète.

Une analyse des températures au cours des cent dernières années montre que la température moyenne à la surface de la Terre a augmenté en moyenne de 0,5 °C. Le réchauffement planétaire est directement lié au changement climatique, qui est défini comme une évolution des conditions du climat. Les principales préoccupations associées au changement climatique sont la fréquence accrue de phénomènes météorologiques exceptionnels (ouragans, tornades, inondations, sécheresse, etc.), le déplacement/la perte d'habitats de certaines espèces et les perturbations des activités humaines fondamentales telle l'agriculture. La réduction des émissions de ces gaz est donc un objectif essentiel pour prévenir ou réduire le réchauffement planétaire.

Comment les achats écologiques peuvent-il contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre?

Les produits et services qui brûlent moins de combustibles ou consomment moins d'énergie peuvent prétendre produire moins d'émissions de GES. Cette allégation peut être vérifiée en examinant la consommation totale se rapportant au produit ou au service, en comparaison avec les produits ou services concurrents. Citons à titre d'exemples :

  • Un véhicule éconergétique consomme moins de carburant par kilomètre parcouru et produit donc moins de gaz à effet de serre qu'un véhicule moins efficace sur le plan de l'énergie.
  • Un appareil électroménager qui consomme moins d'électricité réduit la charge imposées aux centrales électriques, qui rejettent des GES lorsqu'elles brûlent des combustibles fossiles pour produire de l'électricité.
  • Une bonne isolation thermique des bâtiments permet de réduire la déperdition de chaleur vers l'extérieur, ce qui réduit la quantité de carburant nécessaire pour maintenir des températures confortables. Conclusion : un bâtiment bien isolé entraîne moins d'émissions de gaz à effet de serre qu'un bâtiment mal isolé.
  • Stern Review on the Economics of Climage Change www (disponible en anglais seulement)
  • Tufts University Climate Initiative www (disponible en anglais seulement)

Écoefficacité

Les ressources naturelles comprennent des matières brutes comme le bois, les minéraux et les métaux, l'eau et les sources d'énergie. L'écoefficacité consiste à utiliser ces matières de la façon la plus productive possible, en réduisant les quantités consommées et les déchets au minimum. L'idéal serait qu'un appareil soit écologique pendant tout son cycle de vie – de sa conception à son élimination, en passant par sa fabrication et son utilisation. Les ressources consommées par un produit durant son cycle de vie sont un aspect primordial, parce qu'elles ajoutent au fardeau imposé par l'activité humaine sur l'environnement.

L'écoefficacité est une priorité environnementale parce que les ressources ne cessent de s'amenuiser, alors que la population mondiale ne cesse d'augmenter, d'où une pression toujours plus forte sur ces ressources. Selon L'État de la planète 2006 de l'Institut Worldwatch, « entre 1850 et 1970, le nombre d'habitants sur Terre a plus que triplé et l'énergie consommée a été multipliée par 12. En 2002, la population mondiale s'était accrue de 68 pour cent et la consommation de combustibles fossiles avait augmenté de 73 pour cent ». Parallèlement, la consommation de l'eau a explosé. « La population mondiale a consommé trois fois plus d'eau en 1995 qu'en 1950, alors que les réserves d'eau par habitant en 1994 ne représentaient qu'un tiers de ce qu'elles étaient en 1970 » (d'après A Fork in the Road, D. Wilson, sept. 2004). Ces chiffres ne font que souligner la nécessité évidente de réduire notre consommation d'énergie et d'eau.

Comment les achats écologiques peuvent-ils favoriser l'écoefficacité?

Pour évaluer l'écoefficacité, il convient de tenir compte des éléments suivants :

  • l'énergie consommée pour livrer le produit
  • l'utilisation/entretien et l'élimination
  • les caractéristiques réduisant la consommation d'énergie, de combustible ou d'eau
  • la capacité du produit (p. ex. est-il plus volumineux que nécessaire pour répondre au besoin?)
  • la production de déchets pendant l'utilisation du produit
  • la quantité d'emballage.

Les décisions d'approvisionnement éclairées peuvent faciliter la réduction de la consommation énergétique et permettre d'économiser de l'argent. L'Office de l'efficacité énergétique de RNCan cite l'exemple suivant :

Exemple :

Le Tableau 1 ci-dessous illustre une comparaison entre l'équipement répondant aux exigences ENERGY STAR et l'équipement classique d'un bureau typique de 200 employés. Le tableau précise combien d'argent et d'énergie un tel bureau serait susceptible d'économiser dans des conditions normales d'exploitation, de même que les réductions possibles d'émissions de GES. N'oubliez pas que l'équipement portant le symbole ENERGY STAR ne coûte habituellement pas plus cher que les appareils classiques ayant les mêmes fonctions et le même rendement.

Tableau 1 : Économies d'énergie d'un équipement de bureau ENERGY STAR
Type d'équipement Économies annuelles des coûts énergétiques de l'équipement homologué ENERGY STAR ($) Économies des coûts énergétiques sur la durée de vie de l'équipement homologué ENERGY STAR ($)† Économies d'énergie sur la durée de vie de l'équipement homologué ENERGY STAR (kW/h) Réduction des gaz à effet de serre pendant la vie utile de l'équipement homologué ENERGY STAR (kg d'équivalent dioxyde de carbone)
Ordinateurs personnels / moniteurs (180) 2 877 9 122 114 999 62 329
Imprimantes laser (18) 324 1 413 19 444 10 539
Totaux 3 201 $ 10 535 $ 134 443 kW/h 72 868 kg CO2

Le calcul est fondé sur un tarif moyen d'électricité de 0,10 $/kWh.
† On suppose que la durée de vie du produit est de quatre ans dans le cas des ordinateurs personnels/des moniteurs, et de six ans pour les imprimantes laser.

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Couche d'ozone et substances qui l'appauvrissent

La couche d'ozone (O3) protège la Terre contre les rayonnements U.V. Une catégorie de produits chimiques, les halocarbures, est utilisée dans les emballages et les mousses et dans la fabrication de solvants, d'agents propulsifs et de fluides frigorigènes. Les halocarbures sont particulièrement néfastes pour la couche d'ozone, en réagissant à son contact et en la détruisant. Lorsqu'elle est détruite, la couche d'ozone laisse passer les rayonnements ultraviolets nocifs qui peuvent alors atteindre la surface de la Terre. Par exemple, on attribue l'augmentation des cancers de la peau à l'appauvrissement de la couche d'ozone.

Comment les achats écologiques peuvent-il réduire l'utilisation de substances appauvrissant la couche d'ozone?

L'EPA américaine tient une liste des substances appauvrissant la couche d'ozone. Il faut choisir de préférence les produits qui ne contiennent pas ces substances. Il est important de signaler qu'il existe des solutions de rechange. Ainsi, en guise de fluides frigorigènes, on peut utiliser des hydrocarbures à la place des halocarbures.

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Déchets solides et les « 3 R » (réduction, réutilisation, recyclage)

Les déchets solides sont définis comme des rebuts provenant d'activités industrielles, commerciales, minières ou agricoles et des activités de la collectivité. Ils comprennent les ordures, les débris de construction, les déchets commerciaux, les boues résiduaires des stations d'alimentation en eau et des usines de traitement des déchets ou d'usines de contrôle de la pollution atmosphérique et divers autres rebuts.

Le réacheminement des déchets est une pratique qui permet de réduire la quantité des déchets mis en décharge. La Fédération canadienne des municipalités décrit les mesures suivantes de réacheminement des déchets :

  • Réutilisation : utilisation des matériaux dans leur forme originale. Elle se fait habituellement à l'entreprise ou au domicile qui a produit les déchets solides.
  • Recyclage : un matériau est techniquement recyclable s'il a été soumis à un niveau de traitement conforme aux exigences se rapportant à l'usage recommandé. Les produits ainsi obtenus auront valeur de marchandises. Le recyclage renvoie généralement à la récupération de matériaux secs, de papiers, de plastiques, de verres et de métaux dans le flux de déchets en vue de leur réutilisation.

Comment les achats écologiques peuvent-il contribuer à réduire les déchets solides?

Par l'application du principe des 3 R, les achats écologiques peuvent favoriser la réduction des matériaux consommés, la réutilisation de vieux matériaux et le recyclage des matériaux usagés. Ainsi, moins de déchets solides sont envoyés au dépotoir. Dans le même temps, on réalise des économies d'énergie importantes en retraitant les rebuts au lieu d'extraire de nouvelles matières premières.

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Matières et déchets dangereux

Sont « dangereuses » les matières qui menacent la santé humaine. Il peut s'agir, par exemple, d'agents cancérogènes connus ou de matières toxiques, hautement inflammables ou explosives. Les matières dangereuses sont utilisées à de nombreuses fins et dans une multitude de produits, dont les nettoyants, les solvants, les ignifugeants dans le mobilier et les moquettes, l'éclairage, le matériel électronique, etc. Si elles sont mal manipulées, utilisées ou éliminées, il y a risque d'exposition humaine ou environnementale, qui s'accompagne de conséquences sanitaires. Le dégazement des meubles peut détériorer la qualité de l'air intérieur. Le matériel électronique qui n'est pas éliminé selon les règles prescrites provoque l'infiltration de métaux lourds dans les nappes phréatiques. Les déversements accidentels de produits chimiques dangereux stockés risquent d'exposer les travailleurs, de contaminer le sol et de dégrader la qualité de l'eau souterraine.

Officiellement, les matières dangereuses sont définies au Canada par le Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) et par la Loi sur le Transport des marchandises dangereuses. Parmi les matières considérées comme dangereuses, on retrouve les métaux lourds, les solvants, les acides, les agents corrosifs et les explosifs. La Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE) énumère les règles pour une gestion saine des déchets dangereux et des matériaux recyclables dangereux, l'importation et l'exportation licites et illicites de déchets dangereux, l'évaluation des substances d'intérêt prioritaire et l'élaboration de mécanismes de contrôle pour la gestion des risques.

L'étiquetage des produits de consommation utilisés par les ménages ou les entreprises industrielles est régi par la Loi sur les produits dangereux et la Loi sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation. Les produits de consommation qui présentent un risque pour la santé sont signalés comme étant inflammables, corrosifs, toxiques ou explosifs.

Comment les achats écologiques peuvent-ils contribuer à réduire l'usage de substances dangereuses?

Il faut toujours vérifier les spécifications des produits pour savoir s'ils contiennent des matières dangereuses. En identifiant les produits qui ne contiennent pas ou peu de substances dangereuses, la politique d'achats écologiques offre la possibilité de réduire au minimum l'utilisation de matières dangereuses et la production de déchets contenant des matières dangereuses. Lorsqu'il n'est pas possible d'éviter une matière dangereuse, des dispositions appropriées doivent exister pour son utilisation et son élimination en toute sécurité.

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Développement durable

La Commission mondiale sur l'environnement et le développement durable (Commission Brundtland) a défini le développement durable (DD) comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs ». Autrement dit, bien que le développement soit essentiel pour satisfaire les besoins humains et améliorer la qualité de vie humaine, il doit reposer sur l'utilisation efficace et écologiquement responsable des rares ressources de la société – naturelles, humaines et économiques. Depuis une dizaine d'années, le développement durable est l'un des premiers objectifs de politique publique, tant au niveau national qu'international.

Comment les achats écologiques peuvent-ils favoriser le développement durable?

Les principes des achats écologiques sont compatibles avec les objectifs du développement durable. Le choix de produits écologiquement préférables favorise l'utilisation efficace et responsable des ressources.

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Énergies renouvelables et combustibles fossiles

Les combustibles fossiles, comme le gaz, le pétrole et le charbon, répondent depuis toujours à l'essentiel des besoins énergétiques du monde : chauffage, refroidissement, éclairage, alimentation des procédés industriels. On brûle des combustibles fossiles afin de produire de la chaleur pour générer la vapeur qui fera tourner les turbines, lesquelles produiront l'électricité. Ce procédé libère également des polluants atmosphériques (dioxyde de soufre, oxydes d'azote, mercure) et du dioxyde de carbone (CO2), qui contribuent à la formation du brouillard, du smog et des pluies acides, à l'accumulation du mercure dans les poissons et au changement climatique. La production d'électricité par le brûlage de combustibles fossiles représente 22 % des émissions de dioxyde de carbone au Canada (CEC, 2002). Le dioxyde de carbone est l'un des principaux gaz à effet de serre responsables du réchauffement planétaire et du changement climatique. Avec l'épuisement des réserves mondiales de combustibles fossiles, on s'inquiète du coût et de la disponibilité de ce type de production d'énergie pour l'avenir. La recherche d'énergies renouvelables est en plein essor, car celles-ci ne consomment pas de combustibles fossiles et produisent très peu de polluants et de CO2.

Les énergies renouvelables les plus connues sont l'énergie éolienne, l'énergie solaire, l'énergie géothermique et l'énergie de la biomasse. L'hydroélectricité est également considérée comme une source d'énergie renouvelable.

  • L'exploitation de l'énergie éolienne consiste à capter l'énergie du vent grâce à des turbines qui tournent pour produire de l'électricité.
  • Les technologies solaires piègent la chaleur du soleil à l'aide de cellules photovoltaïques, et l'utilisent directement pour le chauffage et l'éclairage ou emmagasinent l'énergie dans une batterie pour utilisation ultérieure.
  • Les technologies géothermiques exploitent l'énergie naturelle de la Terre pour le chauffage ou le refroidissement des bâtiments. La chaleur naturelle de la Terre est captée au moyen d'un réseau de canalisations souterraines installées dans le sol ou submergées dans un lac ou un étang. En hiver, l'eau circule en circuit fermé en absorbant la chaleur du sol et la transporte dans les bâtiments. À l'intérieur, les systèmes géothermiques concentrent la chaleur et la libèrent à plus haute température à l'intérieur du bâtiment. En été, le procédé est inversé : l'excès de chaleur est extrait du bâtiment, rejeté dans le circuit et absorbé par le sol. Les installations géothermiques peuvent également produire de l'électricité.
  • L'exploitation de l'énergie de la biomasse consiste à convertir les matières de base organiques comme le bois ou la tourbe en énergies utiles comme la chaleur, l'électricité ou les carburants liquides. L'énergie de la biomasse offre une solution de rechange très intéressante par rapport aux combustibles fossiles, car elle est largement disponible; en outre, à condition de bénéficier d'une bonne gestion, cette ressource est renouvelable et n'a pratiquement pas d'effets dommageables sur l'environnement. La recherche actuelle porte sur la production de biogaz, la transformation de déchets en énergie, la gazéification et la pyrolyse, et les technologies de fermentation de l'éthanol.

Toutes ces technologies d'énergies renouvelables sont beaucoup moins polluantes que les technologies classiques qui reposent uniquement sur la consommation de combustibles fossiles. Pour en savoir plus sur les technologies des énergies renouvelables.

Comment les achats écologiques peuvent-ils favoriser l'utilisation et le développement des énergies renouvelables?

Les achats écologiques favorisent le développement et l'essor des technologies d'énergies renouvelables en privilégiant l'achat d'énergie de sources renouvelables, en intégrant des technologies d'énergies renouvelables comme l'énergie géothermique dans la construction de nouveaux bâtiments, et en privilégiant des fournisseurs qui utilisent des sources renouvelables dans leurs procédés de production ou la prestation de leurs services.

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