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Le Canada se dote d’installations de formation à la fine pointe de la technologie mondiale

le 28 octobre 2008

Le gouvernement du Canada a modernisé dernièrement ses installations de formation d’interprètes, dont l’élément central est un équipement audiovisuel de pointe qu’on peut qualifier de classe mondiale.

Dans le cadre d’un projet chapeauté par le Bureau de la traduction de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC), les installations ont été réaménagées en dix nouvelles cabines insonorisées qui permettent de reproduire les conditions de travail des interprètes. Ces installations sont essentielles à la formation des interprètes dont le pays aura grandement besoin dans le futur.

cabines insonorisées« On oublie parfois à quel point les services d’interprétation du Bureau de la traduction sont essentiels au bon fonctionnement du pays, affirme Francine Kennedy, présidente-directrice générale du Bureau de la traduction à TPSGC. Qu’il s’agisse d’un débat de la Chambre des communes, d’une audience importante du Sénat ou d’une conférence internationale, nos interprètes veillent en coulisse à ce que chaque participant puisse entendre le déroulement de la séance dans la langue officielle de son choix. »

Non seulement le nouveau laboratoire d’interprétation sert au perfectionnement des interprètes du Bureau de la traduction, mais il permet aussi aux finissants du Programme de maîtrise en interprétation de l’Université d’Ottawa recrutés par TPSGC de parfaire leur formation dans des conditions simulées, avant leur « baptême du feu ».

Depuis longtemps, le Bureau de la traduction soutient activement le Programme de maîtrise en interprétation de l’Université d’Ottawa, qui est le seul programme d’interprétation en son genre au Canada. En outre, les interprètes du Bureau ont enseigné à des centaines d’étudiants de l’Université au cours des dix dernières années.

Les interprètes du Bureau de la traduction et les finissants du Programme peuvent maintenant perfectionner ensemble leurs compétences dans les nouvelles installations, et apprendre les uns des autres par le fait même. « Si nous voulons relever les défis de demain, il est essentiel que la nouvelle génération d’interprètes puisse profiter de l’expérience de leurs collègues expérimentés, estime Mme Kennedy. Ces équipements leur permettront de s’exercer dans des conditions qui reproduisent de façon très réaliste le contexte de travail auquel ils devront faire face dans l’exercice de leur profession. »

L’expertise en interprétation est actuellement très recherchée, et ce secteur fait face à une pénurie de main-d’œuvre. Cette pénurie s’intensifiera encore au cours des prochaines années, alors que près du tiers des 1 190 traducteurs, interprètes et terminologues du Bureau de la traduction, dont l’âge moyen atteindra 50 ans d’ici 2011, seront admissibles à la retraite.

Les services d’interprétation de conférence comptent parmi la douzaine de services communs que TPSGC offre à l’ensemble des ministères et des organismes du gouvernement, selon le principe du recouvrement des coûts. La centralisation de ces services permet d’en réduire le chevauchement et d’accroître l’efficacité du gouvernement.

Pour obtenir des renseignements sur les emplois au gouvernement, des conseils sur la façon de postuler, de l’information sur les programmes et les possibilités d’emploi ainsi que des profils d’employés de TPSGC, consultez le site Web à l’adresse suivante : www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/carrieres-careers/index-fra.html.

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Pour plus de renseignements, communiquez avec :

Katia Dalpé-Charron
Bureau des relations avec les médias
Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
819-956-2315
rcn.relationsmedias@tpsgc-pwgsc.gc.ca

Les articles de fond de TPSGC sont également publiés sur Internet à l’adresse suivante :
http://www.tpsgc-pwgsc.gc.ca/medias-media/index-fra.html - med3

DOCUMENT D’INFORMATION

L’interprétation : une profession méconnue

Communiquer de vive voix n'est jamais facile. Lorsqu’il s’agit, par surcroît, de discussions sur des sujets complexes auxquelles participent des locuteurs de plusieurs langues, les obstacles à la communication semblent parfois pratiquement insurmontables. C’est là que l’interprète intervient.

L’interprète ne se contente pas de traduire mot à mot les paroles prononcées. S’il procédait ainsi, il ne ferait que produire des phrases sans queue ni tête que personne ne comprendrait. Plutôt que de répéter machinalement ce qu’il entend, il doit analyser et extraire le sens implicite des interventions qu’il reproduit. Cela demande une solide culture générale. Par exemple, si l’orateur parle d’énergie nucléaire ou de politique monétaire, l’interprète doit bien connaître ces sujets et le vocabulaire employé. De plus, l’interprète doit faire preuve de beaucoup de tact et, pour ce qui est de l’interprétation parlementaire, il doit comprendre les enjeux souvent délicats qui sont débattus sur la scène politique.

Les interprètes qui parviennent au niveau d’expertise requis pour exercer leur profession sur la Colline du Parlement sont d’ailleurs reconnus pour leur habileté hors du commun et leur sang-froid. Les débats de la Chambre des communes sont souvent animés et ponctués d’exclamations ou d’applaudissements qui couvrent la voix des intervenants, ce qui rend la tâche des interprètes encore plus ardue. La fonction d’interprète a toutefois beaucoup d’avantages, notamment celui d’être un témoin direct des grandes décisions qui orienteront l’avenir politique de la nation et de voir ainsi l’histoire s’écrire sous leurs yeux.

Le travail de l’interprète se déroule en trois phases : l’écoute, l’analyse et la réexpression dans l’autre langue. Bien que ces phases se succèdent rapidement, il y a nécessairement un décalage de quelques secondes entre l’intervention et les propos de l’interprète, car celui-ci doit écouter et analyser une phrase (phase 1 et phase 2) en même temps qu’il réexprime la phrase précédente (phase 3).

Qu’ils travaillent au Canada ou ailleurs, les interprètes de conférence passent une bonne partie de leur temps entre deux avions. Et bien que l’on imagine les cabines d’interprétation comme des lieux assez isolés et solitaires, les interprètes travaillent toujours en équipe. En effet, ceux-ci se relaient à des intervalles qui varient entre 20 et 30 minutes, car l’effort intellectuel qu’exige l’interprétation s’apparente à un sprint dans le domaine sportif. Ils ont ainsi l’occasion de « reprendre leur souffle » et de se préparer au tour suivant en lisant la documentation de référence.

Au Canada, le gouvernement fédéral, par l’intermédiaire du Bureau de la traduction de TPSGC, est de loin le plus gros employeur d’interprètes de conférence. Les interprètes du Bureau ont l’occasion d’exercer leurs talents dans toutes sortes de manifestations : sommets internationaux, entretiens privés entre chefs d'État, conférences et rencontres entre ministres. Le Bureau offre également des services d’interprétation en langues autochtones et en langues étrangères.