ARCHIVÉE Rapport annuel 2009-2010

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Introduction

Définition de la recherche sur l'opinion publique

Au gouvernement du Canada, la recherche sur l'opinion publique (ROP) est la collecte planifiée, par une institution du gouvernement ou en son nom, des opinions, attitudes, perceptions, jugements, sentiments, idées, réactions et avis, destinés à répondre aux besoins du gouvernement, que cette information soit réunie auprès de personnes (y compris les employés d'institutions du gouvernement), de représentants d'entreprises, d'institutions ou d'autres entités, grâce à des méthodes quantitatives ou qualitatives.

La recherche et les méthodes servant à recueillir des opinions qui ne sont pas considérées comme de la recherche sur l'opinion comprennent : les études de documents ou de sources d'information secondaires, y compris l'examen de recherche sur l'opinion publique déjà réalisée; l'analyse secondaire de données de recherche sur l'opinion publique déjà recueillies; la vérification du rendement des services ou de la livraison de biens dans des situations de marché.

Rôle de la recherche sur l'opinion publique

Les recherches sur l'opinion publique aident le gouvernement à mieux comprendre la société canadienne; cerner les besoins et les attentes des citoyens; évaluer les réactions aux propositions ou aux modifications ou initiatives éventuelles; évaluer l'efficacité de leurs politiques, programmes et services; mesurer les progrès réalisés en ce qui a trait à l'amélioration du service; évaluer l'efficacité des activités de communication, notamment la publicité; ou planifier et évaluer des initiatives de marketing, entre autres applications.

– Politique de communication du gouvernement du Canada

Avantages pour les Canadiens et les Canadiennes

La Politique de communication du gouvernement du Canada reconnaît l'importance de consulter le public pour tenir compte de ses intérêts et de ses préoccupations lorsqu'il s'agit d'établir des priorités, de développer des politiques et de planifier des programmes et des services. La ROP est l'une des méthodes employées par le gouvernement pour se mettre à l'écoute des besoins et des attentes du public. Elle se fonde sur des méthodes fiables, impartiales et systématiques pour recueillir les opinions de l'ensemble des Canadiens ou de ceux qui pourraient être le plus affectés par des programmes, des politiques et des activités du gouvernement du Canada en particulier. La ROP donne aussi la possibilité d'obtenir de la rétroaction en temps réel, ce qui s'avère particulièrement utile pour la population en période d'urgence ou de crises évoluant rapidement.

La ROP entreprise par le gouvernement du Canada touche un large éventail de Canadiens dont le grand public, les utilisateurs de services gouvernementaux et les personnes qui font partie de segments particuliers de la population comme les parents, les victimes de crimes, les gens d'affaires, les aînés, les militaires potentiels et les recrues de la fonction publique, les jeunes, les peuples autochtones et les personnes handicapées. Lorsque leurs opinions s'expriment par le biais d'études de recherche, les Canadiens et les Canadiennes fournissent des renseignements importants qui contribuent au processus décisionnel du gouvernement.

Les résultats recueillis par la ROP sont employés pour développer des politiques, des programmes, des services et des initiatives. Grâce à eux, le gouvernement peut mesurer ses progrès en matière d'amélioration de la qualité du service, planifier et évaluer les communications, le marketing, la publicité et d'autres activités. Cela aide à faire en sorte que les activités gouvernementales atteignent les résultats escomptés, soient bien gérées et répondent aux besoins des Canadiens et des Canadiennes.

Comment la ROP profite-t-elle aux Canadiens? En voici des exemples.

Sécurité civile

Chaque année, les Canadiens et les Canadiennes font face à diverses situations d'urgence. Des désastres peuvent confiner des familles à la maison et forcer des évacuations. Des inondations, des ouragans, des tempêtes de verglas, des fuites de matières dangereuses et d'autres catastrophes pourraient affecter les approvisionnements en eau, couper le courant électrique et les services téléphoniques durant des jours ou des semaines.

Pour aider à contrer les effets négatifs de tels désastres, Sécurité publique Canada coordonne chaque année une Semaine de la sécurité civile (Semaine de la SC) en collaboration avec les provinces et les territoires ainsi que ses partenaires. Le but premier de cet événement est de sensibiliser les citoyens à l'importance d'avoir une trousse d'urgence, de préparer un plan d'urgence et de connaître les risques qu'ils courent. Ces trois étapes simples peuvent aider les Canadiens et les Canadiennes à se préparer à plusieurs types d'urgences.

En 2009, Sécurité publique Canada a réalisé l'Évaluation de la Semaine de la sécurité civile de 2009 pour examiner la sensibilisation des Canadiens à la protection civile personnelle. L'évaluation a aidé le Ministère à déterminer l'efficacité et l'efficience globales de la campagne de sensibilisation du public faite durant la Semaine de la SC. Cela a permis à Sécurité publique Canada d'apporter les modifications appropriées à la future conception des messages et aux tactiques propres à la campagne de sécurité civile visant à encourager les Canadiens à prendre des mesures pour se préparer à une urgence. En étant mieux préparés, les Canadiens peuvent réduire les risques et amoindrir les conséquences d'une urgence.

Des renseignements additionnels concernant l'étude d'Évaluation de la Semaine de la sécurité civile de 2009 se trouvent dans le chapitre sur les Points saillants des projets de recherche sur l'opinion publique du rapport.

Salubrité des aliments

Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada estiment que, chaque année, jusqu'à 11 millions de Canadiens souffrent de maladies causées par des bactéries d'origine alimentaire. Même si la plupart des gens recouvrent complètement la santé après avoir subi ce qui est communément appelé un empoisonnement alimentaire, ces maladies sont susceptibles de causer des problèmes de santé chroniques et parfois la mort. Les maladies d'origine alimentaire ont aussi des conséquences à long terme pour l'ensemble de l'économie et de la société, avec un coût monétaire annuel n'atteignant pas moins de 14 milliards de dollars.

Au cours de l'hiver 2010, Santé Canada a mené l'étude intitulée Sondage sur les connaissances et le comportement des Canadiens en matière de sécurité alimentaire pour déterminer la mesure dans laquelle les Canadiens à risque connaissent les pratiques relatives à la sécurité des aliments. Le sondage visait à déceler les lacunes dans les connaissances se rapportant à la bonne façon de manipuler et de conserver les aliments, à clarifier la capacité des gens à reconnaître si elles présentent des risques plus grands et à déterminer comment les groupes à risque préfèrent recevoir de l'information sur la façon correcte de manipuler et de conserver des aliments.

En examinant les comportements actuels liés à la salubrité des aliments chez les personnes « à risque », le gouvernement peut mieux repérer les lacunes en matière d'information dans la population, mesurer la sensibilisation des personnes quant à leur statut d'individus courant le risque de subir des complications découlant de maladies d'origine alimentaire et évaluer les connaissances des méthodes auxquelles une personne peut recourir pour améliorer la salubrité des aliments qu'elle consomme. Les résultats de l'étude ont éclairé Santé Canada en ce qui concerne le développement d'initiatives d'information à l'intention des consommateurs. Les résultats aideront également l'Agence de la santé publique du Canada à préparer des stratégies et des tactiques de communication efficaces à utiliser en cas de futures éclosions de maladies d'origine alimentaire. Des produits de communication ciblés aideront à améliorer les connaissances des Canadiens et des Canadiennes relativement aux pratiques sécuritaires de manutention des aliments et encourageront la population à se tenir en santé et à améliorer cette dernière.

Des renseignements additionnels sur le Sondage sur les connaissances et le comportement des Canadiens en matière de sécurité alimentaire se trouvent dans le chapitre sur les Points saillants des projets de recherche sur l'opinion publique du rapport.

H1N1

En juin 2009, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a donné l'alerte d'une pandémie de grippe H1N1. C'est pourquoi Santé Canada et l'Agence de la santé publique du Canada ont mis des plans en œuvre pour une urgence sanitaire d'envergure, et ce, à grande échelle. À ce moment là, il y avait peu d'information sur les connaissances, les perceptions et les intentions comportementales des Canadiens concernant le nouveau virus H1N1. Il fallait davantage d'information pour raffiner les produits de communication et déterminer d'autres besoins en matière de politique concrètement associée à cette éclosion.

Le gouvernement du Canada a entrepris du travail proactif pour comprendre les avis des Canadiens et des Canadiennes se rapportant à la pandémie de grippe H1N1. Les résultats de l'étude ont permis au gouvernement de développer des messages et des produits de communication ainsi que des tactiques clés de diffusion en réponse immédiate à l'éclosion du virus de la grippe H1N1. Par ricochet, les Canadiens ont bénéficié de communications pertinentes et à jour pour les aider en période de besoin et pour les informer dans leur prise de décisions.

À titre d'exemple de la recherche faite sur le H1N1, veuillez consulter l'étude intitulée Perception et intention des Canadiens à l'égard du vaccin contre la grippe saisonnière et le virus H1N1 qui se trouve dans le chapitre sur les Points saillants des projets de recherche sur l'opinion publique du rapport.

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