Annexe A – État d’avancement des projets de construction de grands navires – Stratégie nationale de construction navale : rapport annuel 2016

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Navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique

Les Navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique serviront à assurer une surveillance armée des eaux du Canada, dont celles de l’Arctique. Ils permettront au gouvernement de faire mieux respecter la souveraineté du Canada; ils feront de la surveillance et aideront les autres ministères. Le projet comprend le financement d’infrastructures de jetée à Halifax et à Esquimalt, et une installation de mouillage en eau profonde et de ravitaillement en carburant au Nunavut.

  • Chantier naval responsable de la construction : Chantier naval d’Irving Shipbuilding à Halifax
  • Ministère client : Ministère de la Défense nationale
  • État : Travaux de construction en cours
  • Portée : 5 ou 6 navires
  • Budget du projet : 3,5 milliards de dollars

Étant donné que les Navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique sont complexes et que le chantier naval d’Irving Shipbuilding à Halifax utilise du nouvel équipement et de nouveaux processus, il y a eu des problèmes de lancement initiaux et des retards de production. Cependant, les améliorations apportées ont donné des résultats très positifs. La production complète du premier navire a commencé en septembre 2015, comme prévu. En août 2016, le constructeur avait fait des progrès importants dans le cadre de la construction du futur Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Harry DeWolf et avait fait le découpage de l’acier pour le deuxième navire, le futur NCSM Margaret Brooke.

Ce que nous réserve l’année qui vient

Les travaux de construction des 2 premiers Navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique se poursuivront. La construction du troisième navire commencera en 2017.

Navires de combat canadiens

La flotte de navires de combat canadiens sera capable d’affronter les multiples menaces en plein océan et dans l’environnement littoral très complexe. L’acquisition de ces navires permettra au Canada de continuer à surveiller et à défendre ses eaux et d’apporter des contributions importantes dans les opérations navales internationales. Cette flotte remplacera les destroyers de classe Iroquois et les frégates de classe Halifax de la Marine royale canadienne.

  • Chantier naval responsable de la construction : Chantier naval d’Irving Shipbuilding à Halifax
  • Ministère client : Ministère de la Défense nationale
  • État : Phase de définition
  • Portée : 15 navires
  • Budget du projet : En cours d’examen

En juin 2016, le gouvernement a annoncé une approche simplifiée, conçue pour accélérer le processus de construction de Navires de combat canadiens. Dans le cadre de cette nouvelle approche, on obtiendra, au moyen d’un processus concurrentiel, un modèle de navire de guerre existant et une équipe de conception et, dans une grande mesure, les systèmes et l’équipement originaux comme point de départ. La conception sera adaptée aux besoins de la Marine royale canadienne et maximisera les possibilités d’utiliser du contenu canadien.

Ce que nous réserve l’année qui vient

En octobre 2016, le chantier naval d’Irving Shipbuilding à Halifax a communiqué la demande de propositions aux soumissionnaires admissibles au processus d’invitation à soumissionner pour la sélection de la conception et de l’équipe de conception du projet de départ. Compte tenu de la portée et de la complexité de la demande de soumissions et du travail correspondant de préparation et d’évaluation des réponses à la demande de soumissions, l’équipe d’évaluation des soumissions retenue devrait être annoncée en 2018. Le gouvernement du Canada attribuera ensuite le premier marché de conception au chantier naval d’Irving Shipbuilding à Halifax, qui attribuera à son tour le marché de conception en sous-traitance au soumissionnaire retenu. Le projet des Navires de combat canadiens s’amorcera alors avec toute l’équipe de conception. Le but est d’achever les travaux de conception nécessaires pour optimiser la conception de la soumission, et ainsi satisfaire aux exigences de la Marine royale canadienne et intégrer du contenu canadien, conformément à la proposition de valeur du soumissionnaire retenu.

Navires hauturiers de science halieutique

Les Navires hauturiers de science halieutique fourniront une plateforme importante sur laquelle des recherches scientifiques essentielles ainsi qu’une gestion de l’écosystème pourront être effectuées. Ces « laboratoires flottants » aideront le Canada à être bon intendant des pêches et des ressources océaniques et remplaceront les navires vieillissants Navire de la Garde côtière canadienne (NGCC) Teleost, le NGCC Alfred Needler et le NGCC W.E. Ricker sur la côte Ouest et la côte Est.

  • Chantier naval responsable de la construction : Chantier naval de Seaspan à Vancouver
  • Ministère client : Pêches et Océans Canada
  • État : Travaux de construction en cours
  • Portée : 3 navires
  • Budget du projet : 687 millions de dollars

Les Navires hauturiers de science halieutique construits par le chantier naval de Seaspan à Vancouver seront les premiers grands navires construits dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale. Le lot de navires non destinés au combat, avec ses cycles de production courts et ses deux clients gouvernementaux, représente un défi formidable pour tout chantier naval, particulièrement pour un chantier qui a dû agrandir et réaménager ses installations comme l’a fait le chantier naval de Seaspan à Vancouver au cours des dernières années. Le chantier naval de Seaspan à Vancouver a entrepris d’importants travaux pour moderniser son infrastructure, embaucher du personnel et établir les principaux systèmes et processus. La construction des deux premiers navires, qui a commencé en juin 2015 et en mars 2016 respectivement, va bon train.

Ce que nous réserve l’année qui vient

La construction du troisième et dernier navire hauturier de science halieutique commencera en février 2017. La construction des 3 navires hauturiers de science halieutique devrait se poursuivre au cours de la prochaine l’année.

Navire hauturier de science océanographique

Le Navire hauturier de science océanographique effectuera des missions océanographiques, halieutiques, et de levés géologiques et hydrographiques, ce qui contribuera directement à notre compréhension des océans et des répercussions des changements climatiques. Il sera doté d’équipements lui permettant de réaliser des études scientifiques sur les courants océaniques et sur les fonds marins. Ce navire remplacera le plus ancien navire de la flotte de la Garde côtière canadienne, le NGCC Hudson, qui navigue sur la côte Est du Canada.

  • Chantier naval responsable de la construction : Chantier naval de Seaspan à Vancouver
  • Ministère client : Pêches et Océans Canada
  • État : Conception de base en cours
  • Portée : 1 navire hauturier de science océanographique
  • Budget du projet : En cours d’examen

En novembre 2015, le gouvernement du Canada a attribué le marché d’ingénierie de construction initial au chantier naval de Seaspan à Vancouver afin d’amorcer les travaux requis en vue de la préparation des travaux de construction. En février 2016, le gouvernement du Canada a attribué un marché visant les articles à long délai de livraison et l’équipement au chantier naval de Seaspan à Vancouver, ce qui permet à ce dernier d’amorcer des discussions préliminaires avec des fournisseurs potentiels et d’acquérir les matériaux et l’équipement requis.

Ce que nous réserve l’année qui vient

Au cours de la prochaine année, le projet de construction de navire hauturier de science océanographique se poursuivra avec la réalisation de l’étape de l’ingénierie de construction, y compris l’étape de conception fonctionnelle et l’étape de l’organisation de la production. Un marché de construction sera négocié avec le chantier naval de Seaspan à Vancouver une fois que les travaux d’ingénierie requis auront été lancés.

Navires de soutien interarmées

Les Navires de soutien interarmées augmenteront le rayon d’action et l’autonomie des groupes opérationnels navals en leur permettant de rester en mer durant de longues périodes sans avoir à faire escale pour se ravitailler. Ils serviront également de base principale pour l’entretien et l’utilisation des hélicoptères, en plus d’offrir une capacité de transport maritime limitée et d’assurer le soutien des opérations à terre. Ils remplaceront les pétroliers ravitailleurs d’escadre de la classe Protecteur mis hors service de la Marine royale canadienne.

  • Chantier naval responsable de la construction : Chantier naval de Seaspan à Vancouver
  • Ministère client : Ministère de la Défense nationale
  • État : Phase de définition
  • Portée : 2 navires de soutien (avec la possibilité de construire un troisième navire)
  • Budget du projet : En cours d’examen

Les Navires de soutien interarmées sont construits par le chantier naval de Seaspan à Vancouver en suivant la conception de TKMS Bonn/Berlin, et cela comprendra les modifications canadiennes. Le travail d’examen de la conception initiale est maintenant terminé, et les activités d’approvisionnement ont commencé par la sélection, à la suite d’un processus concurrentiel, des principaux biens d’équipement et systèmes qui doivent être installés à bord du premier navire.

Ce que nous réserve l’année qui vient

L’attribution du marché de conception et d’organisation de la production des Navires de soutien interarmées ayant eu lieu en décembre 2016, les travaux de conception du projet des Navires de soutien interarmées passeront à une vitesse supérieure en 2017. Parallèlement, le gouvernement du Canada participera aux négociations de marché avec le chantier naval de Seaspan à Vancouver pour la phase de construction, que l’on prévoit commencer en 2019.

L’approvisionnement en avance de l’équipement important, identifié comme étant les articles à long délai de livraison et requis pour la phase de construction, commencera également en 2017. Le chantier naval de Seaspan à Vancouver et ses sous-traitants feront l’acquisition des articles à long délai de livraison auprès de divers fournisseurs au Canada et à l’étranger.

Brise-glace polaire

Le Brise-glace polaire remplacera le brise-glace le plus grand et le plus puissant à l’heure actuelle du gouvernement du Canada, le NGCC Louis S. St-Laurent. Il deviendra l’un des brise-glace conventionnels les plus puissants au monde. Pressenti comme vaisseau amiral du Canada dans l’Arctique canadien, le Brise-glace polaire améliorera grandement la capacité sur l’eau dans l’Arctique à longueur d’année. Il sera en mesure de mener des opérations plus au nord, dans des conditions de glace plus difficiles, et pour des périodes plus longues qu’à l’heure actuelle.

  • Chantier naval responsable de la construction : Chantier naval de Seaspan à Vancouver
  • Ministère client : Pêches et Océans Canada
  • État : Étape de conception (terminée)
  • Portée : 1 navire
  • Budget du projet : 1,3 milliard de dollars

Le gouvernement du Canada s’est engagé à maintenir le NGCC Louis S. St-Laurent en service au moins jusqu’à la livraison du Brise-glace polaire. L’équipe de projet a achevé avec succès les travaux de conception initiaux nécessaires et elle fera la transition aux travaux d’ingénierie de construction une fois que le travail sur les projets précédents sera suffisamment avancé.

Ce que nous réserve l’année qui vient

Les négociations relatives à un marché d’ingénierie de construction devraient débuter en 2017.

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