Bien-être, collectivité et diversité

Les cultures autochtones et le patrimoine acadien, ainsi que l’écologie et le bien-être, seront au cœur du projet de revitalisation du Centre des pensions de Shédiac, Nouveau-Brunswick.

Au cœur du projet de revitalisation du Centre des pensions du gouvernement du Canada

De prime abord, la revitalisation d’un édifice gouvernemental peut sembler une simple question de construction. Cependant, le projet prend un tout autre visage lorsque l’accent est mis sur le bien-être des employés, l’engagement auprès de la collectivité et la diversité culturelle.

Le bien-être au travail est devenu une priorité pour un nombre croissant d’employés, de gestionnaires et d’employeurs. Le gouvernement fédéral n’est pas en reste. L’équipe responsable du projet de revitalisation du Centre des pensions met tout en œuvre pour agrémenter autant que possible l’environnement extérieur, tout en misant sur le volet écologique.

Deux trottoirs de part et d'autre d'un arbre devant un édifice en briques rouges

Situé à Shédiac, au Nouveau-Brunswick, le Centre des pensions du gouvernement du Canada verra son aménagement extérieur progressivement modifié tout au long du projet. Cette année, le Centre des pensions célèbre son 40e anniversaire et aucune revitalisation importante du site n’a été réalisée depuis 1982. L’objectif est d’améliorer l’harmonie entre l’édifice, le milieu naturel, l’histoire de Shédiac, les patrimoines autochtones et acadien, et le recours à l’énergie propre. Le projet devrait être achevé en août 2022.

Honorer les cultures autochtones et acadienne

Le nom de la ville de Shédiac a des origines micmaques et signifie « aller loin ». Il témoigne essentiellement de la riche histoire des terres de Shédiac et de ses liens très intimes avec les plans d’eau naturels de la région.

Chantier d'un muret de béton courbé face à un édifice en briques rouges

C’est l’aînée Gloria Augustine de la Première Nation Elsipogtog qui a donné l’inspiration à ce projet. Son idée était d’intégrer l’eau dans le paysage. Dans de nombreuses cultures autochtones, les sons et les images de l’eau peuvent avoir des effets calmants et guérisseurs. C’est donc pour rappeler ces éléments que l’on a choisi de reproduire la silhouette de vagues et de courbes autour du bâtiment.

L’aînée Augustine a suggéré d’explorer le potentiel de guérison en incorporant des jardins de bien-être. De fait, le bien-être, la guérison et la symbiose entre l’humain et la nature sont des idées centrales des enseignements autochtones. Dans la culture micmaque, les jardins sont des lieux de paix et de guérison. Des herbes médicinales traditionnelles seront cultivées et protégées dans les jardins de bien-être du Centre des pensions, comme la sauge pour la purification, le foin d’odeur pour la prière et le cèdre pour la guérison.

Le concept a été élaboré dans une perspective de flexibilité, afin que les espaces puissent être utilisés de différentes manières et par différents groupes, qu’il s’agisse d’employés ou du grand public. Les espaces extérieurs seront conçus pour mettre en valeur les bienfaits de la nature, et favoriser un certain équilibre mental de même que le bien-être et la collaboration. Une prière traditionnelle gravée dans un caniveau le long de Weldon Street invitera aussi les visiteurs à mettre leurs cinq sens à profit durant leur visite des jardins, que ce soit au fil de leurs rencontres avec des amis et collègues ou encore lorsqu’ils se recueilleront en toute quiétude.

Que mes mains respectent les nombreuses et belles choses que vous avez faites.
Que mes oreilles soient aptes à entendre ta voix,
Que je puisse toujours marcher parmi ta beauté,
Et que mes yeux contemplent toujours ces rouges et violacés couchers de soleil.
– Extrait d’une prière traditionnelle

Muret de béton courbé sur terre battue bordant un édifice en briques rouges

À leur arrivée, les Acadiens ont établi une industrie agricole en marquant le terrain avec des parcelles linéaires, orientées vers les cours d’eau. Si les éléments courbes autour du bâtiment et la présence de plantes médicinales célèbrent les cultures autochtones, toutes les lignes droites et la plantation de certaines espèces d’arbres servent d’hommage à la culture acadienne.

Grâce à des panneaux d’interprétation, les visiteurs et employés comprendront également comment le site intègre à la fois les cultures autochtones, l’influence patrimoniale, l’histoire acadienne, la vie portuaire et les initiatives écologiques du site.

De l’eau à l’énergie solaire

Puisque l’accent est mis sur les avantages d’un milieu naturel englobant, il était de mise de faire appel à l’énergie renouvelable pour alimenter le Centre des pensions.

Dans le cadre de son engagement à réduire l’empreinte carbone de l’édifice, Services publics et Approvisionnement Canada s’est associé à Énergie NB (grâce aux fonds de Ressources naturelles Canada et d’Innovation, Sciences et Développement économique Canada) pour participer à une initiative communautaire qui aidera le Centre des pensions, entre autres, à réaliser un bilan net-zéro au chapitre de la consommation énergétique. Plus tôt cette année, on a terminé l’installation d’un panneau solaire de 75 kilowatt et d'une unité de stockage par batterie de 400 kilowattheure. Ces dispositifs ont été connectés au parc solaire communautaire, aidant ainsi le Centre des pensions à atteindre cet objectif.

Comptant plus de 900 employés, le Centre des pensions est le plus important employeur de Shédiac. Pour en savoir davantage sur le projet et la collaboration avec Énergie NB, consultez l’Énergie NB consacrée au Centre des pensions du gouvernement du Canada.

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