Créer des possibilités pour les entreprises autochtones

Le projet Épaves et navires abandonnés ou dangereux offre aux entreprises autochtones la possibilité de jouer un rôle important dans le nettoyage des eaux canadiennes. La majorité des navires abandonnés identifiés sont situés sur des territoires autochtones ou ont un impact négatif sur les communautés autochtones.

Un navire abandonné préoccupant

Nous appuierons les entreprises autochtones pour qu’elles apprennent à participer aux processus concurrentiels en vue d’obtenir des marchés de l’État, au fur et à mesure que Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) accélère ses activités de passation de contrats pour le projet Épaves et navires abandonnés ou dangereux.

Dans le cadre du plan d’approvisionnement actuel de SPAC pour le projet Épaves et navires abandonnés ou dangereux, nous reconnaissons l’importance d’orienter les efforts vers les groupes sous-représentés, tels que les entreprises détenues et dirigées par des peuples autochtones. Ainsi, une entreprise autochtone se verra offrir le contrat dans les cas où une entreprise non autochtone et une entreprise autochtone ont des compétences et des capacités égales pour effectuer le travail.

Si une entreprise non autochtone obtient un contrat, nous travaillerons avec l’entrepreneur pour trouver des moyens d’inclure une composante d’avantages socio-économiques pour les Autochtones, comme l’embauche et la formation d’employés autochtones ou la sous-traitance à des entreprises autochtones. Par exemple, si un entrepreneur a besoin d’opérateurs de dépanneuse pour transporter des navires abandonnés, il peut demander que le travail soit proposé à une entreprise de remorquage autochtone qualifiée.

La stratégie consiste à offrir aux fournisseurs autochtones qualifiés existants et à leurs communautés des possibilités économiques accrues tout en planifiant à plus long terme en renforçant les compétences et les capacités des entreprises autochtones. Grâce au projet Épaves et navires abandonnés ou dangereux, SPAC est en mesure de collaborer avec d’autres ministères, industries et secteurs autochtones afin de créer davantage de possibilités pour les entreprises autochtones dans le processus d’approvisionnement fédéral.

L’une des façons de créer davantage de possibilités pour les entreprises autochtones est de modifier les dispositions des arrangements en matière d’approvisionnement. Normalement, lorsque la période de soumission pour une demande d’arrangements en matière d’approvisionnement se termine, une entreprise ne peut pas se qualifier dans le cadre de l’outil d’approvisionnement pendant une autre année. Cette condition sera supprimée pour l’initiative Épaves et navires abandonnés ou dangereux, ce qui signifie que toute entreprise peut être ajoutée à tout moment aux arrangements en matière d’approvisionnement.

« L’approvisionnement ne consiste plus seulement à acheter des biens et des services », déclare Leah Jagodics, chef d’équipe d’approvisionnement et responsable de la Stratégie d’approvisionnement auprès des entreprises autochtones pour le projet Épaves et navires abandonnés ou dangereux. « Mais aussi à créer des relations commerciales, à stimuler l’innovation et à obtenir de la valeur et des avantages au-delà du simple prix. »

Dans le cadre du projet Épaves et navires abandonnés ou dangereux, SPAC travaille en étroite collaboration avec Services aux Autochtones Canada, qui a constitué une base de données de quelque 2 000 entreprises autochtones désireuses de faire affaire avec le gouvernement du Canada et qualifiées pour le faire. Le Ministère a également mené des études dans tout le pays pour déterminer l’étendue des capacités des entreprises autochtones.

On estime à 50 000 le nombre d’entreprises autochtones au Canada, dont bon nombre sont de petites entreprises familiales locales, et nombreuses sont celles qui ont un potentiel de croissance.

« Il est de notre responsabilité, dans le cadre des efforts de réconciliation, de créer des capacités commerciales et d’aider au développement des compétences », indique Leah. « Si une entreprise autochtone n’est pas en mesure de se qualifier actuellement pour un contrat maritime, notre objectif est d’offrir des possibilités de formation et de mentorat pour renforcer ses compétences et ses connaissances afin qu’elle puisse finalement y arriver. »

Pour en savoir davantage, visitez la page Web de la Stratégie nationale de construction navale.

Date de modification :