Élise Côté : Attirer plus de femmes dans le milieu maritime

Élise Côté a été ingénieure dans la Marine royale canadienne durant 20 ans, faisant d'elle un cas inusité de par sa profession et le choix de son employeur.

Élise s'est jointe à Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) en octobre 2019. Elle travaille actuellement pour la direction responsable de la Stratégie nationale de construction navale (SNCN), où elle évalue les besoins futurs en matière de corps de métier et de professionnels en vue d'assurer un avenir prospère et durable pour l'industrie canadienne de la construction navale.

En entamant ainsi une carrière post-militaire à SPAC, Élise a pu continuer de travailler dans le milieu maritime qu'elle aimait tant, ainsi que contribuer au renforcement de la capacité de construction navale du Canada tout en encourageant les jeunes filles et les femmes à faire carrière dans un domaine autrefois considéré comme un bastion d'hommes.

« Les femmes sont généralement sous-représentées dans l'ensemble du secteur maritime », affirme Élise. « C'est parce que le secteur a toujours été un milieu d’hommes. En revanche, c'est aussi un milieu formidable pour les femmes qui souhaitent faire carrière en génie maritime et dans d'autres professions connexes. »

Les constructeurs de navires de demain

Élise Côté est debout derrière un bureau et sourit à la caméra.
Élise Côté : Déterminée à attirer les femmes dans les métiers de la mer

Au sein du groupe responsable de la stratégie en matière de ressources humaines de la SNCN qui a été mis sur pied il y a relativement peu de temps, Élise est chargée de déterminer la main d’œuvre qualifiée dont l'industrie navale canadienne aura besoin pour se développer au cours des prochaines décennies, par exemple des soudeurs et des gestionnaires de projet.

« Nous voulons nous assurer qu’il y a assez de travailleurs dûment qualifiés pour construire et livrer les navires au Canada », dit-elle. « En ce moment, il y a une pénurie de main-d'œuvre dans tout le Canada, et les chantiers navals ne sont pas épargnés. Les professionnels que nous recherchons, comme des ingénieurs, des gestionnaires de ressources humaines et des gestionnaires de projet qualifiés, sont en demande dans tous les secteurs industriels. »

Élise et ses collègues ont récemment commencé à collaborer avec d'autres ministères fédéraux afin de coordonner et de mettre à profit l'expertise de l'ensemble du gouvernement et de formuler une stratégie coordonnée pour remédier au manque de main-d’œuvre qualifiée.

« Nous devons d'abord définir tous les besoins », dit-elle. « Si nous voulons une formation mieux adaptée à nos besoins, un autre volet de la stratégie consistera à approcher les établissements d'enseignement postsecondaire pour discuter de la façon dont les cours pourraient être ajustés en fonction de ces besoins. »

« Une telle approche coordonnée pour tout le pays, ajoute-t-elle, nous offre l'avantage d'apprendre les uns des autres. Une initiative qui donne de bons résultats sur la côte Est pourrait aussi fonctionner sur la côte Ouest ou là où elle s'avère judicieuse. »

Élise Côté vêtue d’un uniforme de la Marine sourit à la caméra alors qu’un port est visible à l'arrière-plan.
Élise à l'époque où elle était ingénieure dans la Marine royale canadienne

Élise possède une grande expérience et de vastes connaissances dont elle peut faire profiter aux femmes intéressées par une carrière dans le monde maritime.

Lorsqu'Élise était ingénieure des systèmes de combat naval à Halifax, elle était responsable de l'entretien des systèmes de guerre et des munitions, des systèmes de détection sous-marins et de surface et des systèmes de navigation et de communication, entre autres.

« À un certain moment, dit-elle, nous n'étions que 6 à 10 femmes sur un navire de 220 personnes. Les femmes faisaient donc forcément toujours partie d'un petit groupe. De plus, il y avait peu d'exemples de femmes au début de ma carrière. La situation s’est améliorée progressivement depuis, car de plus en plus de femmes s'engagent dans la marine, et elles sont plus nombreuses à accéder aux grades supérieurs. »

Élise a également été recruteuse, officière d'entraînement et instructrice. À ce titre, elle était chargée de promouvoir auprès des jeunes et des femmes les possibilités que leur offraient la Marine et les domaines professionnels connexes.

À SPAC, Élise s'emploiera à créer une main-d'œuvre qualifiée qui est plus solide et plus inclusive, tout en faisant valoir aux femmes qu'elles peuvent sortir des sentiers battus et que, quel que soit le métier ou la profession qu'elles choisissent, elles ont un rôle tout aussi important à jouer dans l'avenir du programme de construction navale du Canada.

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