Renforcer l’industrie maritime canadienne

Si vous passez dans le secteur riverain d’Hamilton (Ontario), vous avez de bonnes chances d’apercevoir un navire de la Garde côtière canadienne (NGCC) au mouillage au chantier naval Heddle Shipyards. En effet, cette société procède au radoub de navires de la Garde côtière canadienne depuis 2020.

Vue latérale d’un grand navire en cale sèche

En un peu plus d’une trentaine d’années, Heddle Shipyards est devenue la plus importante société canadienne de construction et de réparation de navires dans la région des Grands Lacs. En misant sur la sécurité, le travail acharné et des idées novatrices, l’entreprise a réussi à élargir ses activités, qui occupent désormais deux autres chantiers navals en Ontario, soit à St. Catharines et à Thunder Bay.

Dans le cadre du volet consacré aux activités de radoub, de réparation et d’entretien de la Stratégie nationale de construction navale, Heddle Shipyards a obtenu 4 contrats destinés aux petites et moyennes entreprises qui étaient offerts par Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC).

Grâce à ces contrats totalisant plus de 23 millions de dollars, Heddle Shipyards peut travailler sur 4 navires de la Garde côtière canadienne. Le plus récent au radoub est le NGCC Amundsen, qui nécessitait d’importants travaux de mise à niveau. Ce contrat a été attribué à Heddle Shipyards en septembre 2021 à hauteur de 10,7 millions de dollars. Le navire est arrivé aux chantiers de St. Catharines en novembre 2021 et la première phase des travaux de radoub est en cours.

Le contrat de mise à niveau du NGCC Amundsen contribuera à créer et à maintenir plus d’une centaine d’emplois aux cales sèches de Port Weller, à St. Catharines, en plus d’aider une douzaine d’autres entreprises de la région de Niagara (Ontario).

Afin de favoriser la réalisation de ce projet, Heddle Shipyards prévoit confier les travaux de certaines composantes à des tiers, c’est-à-dire à des sous-traitants, des fournisseurs et des entrepreneurs. Il en résultera des retombées positives pour l’industrie et les collectivités environnantes.

Appuyer les nouveaux talents

En plus de soutenir les sous-traitants et les entreprises locales, Heddle Shipyards aide également la nouvelle génération de constructeurs de navires. À cet égard, le chantier naval a conclu un partenariat avec le collège Mohawk d’Hamilton afin de mettre sur pied un cours axé sur la construction et la réparation des navires (disponible en anglais seulement).

Cette formation mise sur l’acquisition de compétences en soudure, en entretien mécanique ainsi qu’en peinture et revêtement. On y enseigne aussi diverses compétences pratiques nécessaires pour amorcer une carrière florissante dans l’industrie de la construction navale.

D’une durée de 6 semaines, ce programme se donne au campus principal du collège ainsi que sur le site du chantier Heddle Shipyards. Les apprenants ont l’occasion de travailler sur un navire au rancart, qui était autrement destiné au démantèlement. Grâce à cette expérience pratique, les étudiants manipulent de véritables matériaux en situation réelle au fil de leurs affectations.

« Ce que nous souhaitons, c’est que les finissants du programme se joignent ensuite à nos effectifs à plein temps, » explique le président de Heddle Shipyards, Shaun Padulo. « Je suis convaincu que le programme sera couronné de succès et qu’à l’avenir, nous pourrons bientôt offrir les mêmes possibilités au collège Niagara et au collège Confederation. »

Travailler ensemble

Les navires de la Garde côtière qui nécessitent des travaux de réparation, de radoub et d’entretien génèrent des retombées économiques pour les entreprises qui y travaillent ainsi que pour les collectivités avoisinantes.

« Nous sommes fiers du travail que nous accomplissons pour le Canada, et nous sommes aussi reconnaissants de pouvoir le faire. Plus la Garde côtière canadienne et SPAC confient du travail aux chantiers navals du pays, mieux nous nous porterons. Il faut travailler tous ensemble pour trouver les moyens de renforcer davantage le secteur maritime canadien », affirme M. Padulo.

Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez la Stratégie nationale de construction navale.

Des travailleurs descendent une imposante pièce de machinerie
Un soudeur s’affaire sur la coque d’un navire
Vue de face d’un grand navire en cale sèche
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