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Manège militaire Voltigeurs de Québec

Gravement endommagé par un incendie en avril 2008, le Manège militaire Voltigeurs de Québec a repris sa place dans le paysage de la ville de Québec. Cette vidéo présente certaines personnes et le travail effectué pour restaurer ce bâtiment historique.

Transcription de la vidéo : Voltigeurs de Québec Armoury

Début de la vidéo

[Musique]

(Texte affiché à l’écran : Restaurer)

(Une plaque commémorative)

(Images archivées de l’incendie du Manège)

(Jean-Benoit Saint-Laurent parle.)

(Texte affiché à l’écran : Jean-Benoit Saint-Laurent, architecte et gestionnaire du programme de conservation du patrimoine, Services publics et Approvisionnement Canada)

Quand j’ai appris que le Manège était en train de brûler j’étais chez moi et la nouvelle est passée à la télévision. Je suis venu voir l’impact que ça avait sur le patrimoine. C’est vraiment impressionnant de voir un incendie comme celui-là dévaster un bâtiment.

(Jonathan Chouinard parle.)

(Archives des voltigeurs et pompiers militaires durant l’incendie.)

J’étais installé tout près, au Château Laurier et j’observais, comme tous les Voltigeurs, impuissants, les pompiers faire tout ce qu’ils pouvaient de façon défensive.

(Texte affiché à l’écran : Lieutenant-colonel Jonathan Chouinard, ancien commandant des Voltigeurs de Québec)

La bâtisse ce n’est pas le régiment, le régiment continue d’opérer peu importe les conditions, peu importe les installations. Par contre, on a un symbole. Le symbole ce sont nos couleurs, ou nos clairons-tambours.

(Image d’un tableau représentant des voltigeurs en mission.)

(Jonathan Chouinard montre les clairons et tambours du régiment à une femme)

(Images archivées du lendemain de l’incendie; des membres des voltigeurs sont sur place)

Une petite équipe supportée par les pompiers, qui s’est infiltrée et monté jusqu’au 3e étage est allée chercher, défoncé la vitrine, allée chercher notre symbole et on a retiré le symbole du régiment avant que tout s’écroule.

(Le Manège en 1887)

(Texte affiché à l’écran : Construit en 1887)

(Jean-Benoit parle.)

Le Manège militaire a été construit en 1887 par l’architecte Eugène-Étienne Taché. Premier bâtiment précurseur du style château au Canada. Le manège militaire est un bâtiment qui a été commandé par le gouvernement canadien pour loger le premier régiment français de réserve officiel au Canada.

(Le Manège juste avant l’incendie)

(Image archivée des Voltigeurs)

La conservation du patrimoine est importante dans toute civilisation. On a trop tendance à vouloir éliminer les traces du passé pour le remplacer par la modernité ou le remplacer par autre chose et lorsqu’on est capable de le faire, mais c’est d’assurer la survie de notre histoire et non juste la survie d’un bâtiment.

(Survol d’un plan d’architecte de la façade du Manège)

(Image numérisée du foyer du Manège)

C’est sûr et certain que travailler sur le projet du manège militaire est probablement le plus gros défi qu’on aura eu à faire, en tout cas pour moi, c’est un projet majeur, c’est complexe.

(Série d’images montrant le manège quasi-détruit : vue aérienne, vue de la façade, vue de l’intérieur, débris au sol et vue du toit)

On a participé à toute l’investigation, l’inspection de l’incendie avec les pompiers du ministère de la Défense pour évaluer la source de l’incendie. Et à partir de ce moment-là, on a commencé à conserver des éléments récupérés au niveau des débris : tous les éléments, la brique, la pierre, même des éléments de bois brulé pour faire, regarder voir s’il y avait possiblement de la récupération à faire ou même la reconstruction à faire à partir d’éléments brulés. Les éléments de cuivre du toit ont tous été récupérés donc en même temps qu’on fait l’inspection de l’incendie on a fait la conservation des éléments architecturaux récupérés au sol.

(Série d’images du manège une fois restauré, vue de l’intérieur, vue de la façade.)

(Jean-Benoit discute avec une femme à l’intérieur du Manège.)

On a reconstruit les éléments architecturaux comme la crête faitière, la toiture, les mâchicoulis, les chenaux, ventilation, les fenêtres passantes pour pouvoir justement assurer la valeur patrimoniale associée à l’image du style château.

(Stéphan Langevin parle.)

(Texte affiché à l’écran : Stéphan Langevin, architecte et concepteur principal, STGM architectes (A49-DFS-STGM))

(Le Manège en flammes)

Lors de l’incendie, premièrement ça été le choc en soirée de voir ces images-là à la télé, de voir s’envoler en fumée un des monuments principaux de la ville de Québec.

(Stéphan discute de plans avec une collègue.)

Architecture 49, DFS et nous avons fait équipe pour l’obtention de ce projet-là. On avait des expertises complémentaires en particulier en patrimoine.

(Stéphan et trois collègues discutent devant un écran sur lequel est affiché un plan du manège.)

(Le Manège en construction)

(La nouvelle salle mécanique moderne du Manège)

(La nouvelle salle multifonctionnelle du Manège)

Le premier défi c’était : « De quelle façon on va réussir à insérer à l’intérieur de cette enceinte-là toute la modernité qu’il faut pour la rendre à la fois fonctionnelle et confortable, tout en gardant l’esprit du Manège? »

(Stéphan entre dans la salle multifonctionnelle par la porte de la salle d’armes et traverse la salle.)

(Le plafond de la salle multifonctionnelle)

(Image informatisée d’un banquet)

À partir du départ, on savait qu’on faisait une salle multifonctionnelle. Ça demande énormément de travail et d’études au niveau scénographique, au niveau acoustique, au niveau éclairage, donc tous ces aspects-là ont été adressés de la bonne façon parce que le client nous a permis de le faire. SPAC a eu l’éclair de génie et l’ouverture d’esprit de nous laisser aller et d’aller jusqu’au bout de l’exercice. Ce qui nous a permis de livrer le projet dans sa forme actuelle.

(Stéphan marche avec une femme sur une passerelle au-dessus de la salle multifonctionnelle.)

Un des aspects dont je suis le plus fier au Manège, je pense que c’est l’ouverture du Manège sur la population. Aujourd’hui, le Manège est devenu, en plus d’un monument public, une des portes d’accès aux Plaines d’Abraham. On a réussi à redonner à la population au-delà d’une image, un nouveau lieu où les gens peuvent se regrouper.

(Série d’images numérisées du Manège une fois terminé : le foyer, le hall commémoratif, la passerelle vers les Plaines d’Abraham)

(Photo aérienne des Plaines d’Abrahams)

(Image de la façade arrière moderne du Manège)

(Jonathan Chouinard parle.)

(Série de deux images montrant des uniformes anciens des voltigeurs exposés dans des boites vitrées)

En reconstruisant l’édifice, en respectant sa valeur patrimoniale, je pense qu’on respecte aussi l’histoire militaire, l’histoire des régiments et l’histoire des gens, des individus qui ont servi notre pays.

(Jean-Benoit marche devant la façade du Manège.)

(Jean-Benoit touche aux pierres de la façade.)

(Image du toit du Manège)

(Image de la façade restaurée du Manège)

Lorsqu’on est à l’extérieur du bâtiment, lorsque je regarde le bâtiment maintenant, j’ai l’impression qu’on a réussi à répondre à Eugène-Étienne Taché sur son concept d’origine et dire : « Wow, on conserve ton bâtiment », et c’est un clin d’œil d’avoir réussi à remettre les éléments sur lequel lui a pensé en 1885.

(Texte affiché à l’écran : Services publics et Approvisionnement Canada aimerait reconnaître les contributions de STGM architectes, DFS, Architecture 49, Pomerleau, Voltigeurs de Québec ainsi que tous les gens impliqués dans la réalisation de ce projet.)

(La signature de Services publics et Approvisionnement Canada s’affiche à l’écran.)

[La musique arrête de jouer.]

(Le mot-symbole « Canada » s’affiche à l’écran.)

Fin de la vidéo

Centre de conférences du gouvernement du Canada

Évitant de peu la démolition, la gare Union d’Ottawa a subi de nombreuses transformations depuis sa création en 1909. Découvrez la plus récente transformation de cet édifice patrimonial, du Centre de conférences du gouvernement au nouveau siège du Sénat du Canada.

Transcription de la vidéo : Transformer le Centre de conférences du gouvernement

Début de la vidéo

[Une musique joue]

(Texte à l’écran : Restaurer)

(Panorama de la façade du Centre de conférences du gouvernement)

(Barry Padolsky parle)

Barry. La Gare Union, comme de nombreuses gares ferroviaires en Amérique du Nord et en Europe, devait être une structure monumentale.

(Barry Padolsky parle à la caméra)

(Texte à l’écran : Barry Padolsky, expert-conseil en patrimoine, Barry Padolsky Associates Inc. Architects)

Barry. J’habitais auparavant à Winnipeg et j’ai obtenu mon diplôme d’architecte à l’Université du Manitoba. J’ai donc pris le train de Winnipeg vers Ottawa et je suis arrivé dans cette ville en mettant les pieds dans ce merveilleux édifice que je n’ai jamais oublié.

(Barry regarde à l’intérieur du Centre de conférences du gouvernement. Transition à des images historiques de la gare)

Barry. Environ cinq ans après mon arrivée à Ottawa, on parlait de démolir la Gare Union. Heureusement, cela n’est jamais arrive. J’étais très chanceux, en tant que passionné de la Gare Union, d’avoir été embauché par Travaux publics pour préparer un plan de conservation du patrimoine pour le Centre de conférences du gouvernement avant qu’il accueille ses prochains locataires.

(Misty Campbell parle)

(Texte à l’écran : Misty Campbell, gestionnaire de projet (Conception), Direction générale de la Cité parlementaire, Services publics et Approvisionnement Canada)

(Misty Campbell parle à la caméra)

Misty. L’édifice a été utilisé comme gare ferroviaire jusqu’en 1966, année durant laquelle la décision a été prise de retirer la voie ferrée du cœur de la ville et de la déplacer en banlieue. Heureusement, 1967 fut l’année du centenaire du Canada et il a été décidé de ne pas démolir l’édifice pour ne pas créer un grand vide dans le centre-ville. Dès lors, l’édifice a été utilisé en tant que centre de conférences du gouvernement, jusqu’à ce que nous ayons la chance de découvrir que le Sénat avait besoin d’un endroit pour accueillir la chambre temporaire et que nous devions également réparer cet édifice. Le Sénat avait besoin d’un endroit pour accueillir la Chambre temporaire, et nous devions également réparer cet édifice. Alors, ces deux besoins combinés ont réellement créé une merveilleuse occasion d’investir de l’argent dans cet édifice et le temps nécessaire pour le rénover.

(Images historiques de la gare alternant avec des prises de vue actuelles de l’intérieur et de l’extérieur, des rendus en 3D et des vues aériennes du Centre de conférences du gouvernement)

Misty. Je ne crois pas que les gens se rendent compte également des avantages environnementaux liés à la préservation du patrimoine. Vous n’avez pas vraiment à envoyer tous les déchets de démolition d’un édifice à un site d’enfouissement. Il y avait tellement de matériaux d’origine à récupérer pour cet édifice, vous savez, des éléments qu’on ne peut plus trouver facilement de nos jours. Les détails de corniche, les détails du plafond… ce que je veux dire, c’est que ce savoir-faire, le travail fait à la main que l’on retrouve dans cet édifice… ce n’est certainement plus quelque chose que l’on voit aujourd’hui.

(Plan de Misty Campbell et de Pubudu K. Herath discutant de matériaux de construction, alternant avec des prises de vue intérieures des caractéristiques historiques de conception et Misty parlant à la caméra)

(Barry Padolsky parle)

(Barry Padolsky parlant à la caméra, alternant avec une prise de vue de Misty, de Pubudu et de Barry discutant de l’intérieur de l’édifice et d’une image de l’intérieur datant des années 1970, substituée par des images actuelles des rénovations et des rendus 3D)

Barry. Les travaux qui ont été exécutés dans les années 1970 ne respectaient pas vraiment les caractéristiques patrimoniales de l’édifice, particulièrement l’intérieur. Beaucoup des grands espaces ont été divisés, on a introduit des éléments comme des cabines d’interprétation qui ne cadraient pas et qui ont ruiné l’intérieur. Ils ont également aménagé une énorme mezzanine dans le grand hall, ce qui bloquait la vue du plafond en voûte. Cependant, tout cela était réversible, et je suis ravi que les architectes et les représentants de Travaux publics travaillent à améliorer cet édifice comme, à mon avis, il mérite de l’être.

(Pubudu K. Herath parle)

(Pubudu K. Herath parlant à la caméra, alternant avec des prises de vue de différentes caractéristiques intérieures de l’édifice)

(Texte à l’écran : Pubudu K. Herath, gestionnaire de projet (Construction), Direction générale de la Cité parlementaire, Services publics et Approvisionnement Canada)

Pubudu. Lorsque nous avons pris en charge l’édifice, l’aire d’attente générale était utilisée en tant que centre de conférences. Nous avons dû réaménager l’ensemble de cet espace pour y intégrer deux nouvelles salles de comités, mais aussi remettre en état le plâtre patrimonial du plafond. Nous avons également dû veiller à ce que l’édifice soit accessible et, surtout, à ce qu’il réponde aux nouveaux codes relatifs aux secousses sismiques.

(Misty Campbell parle)

(Misty Campbell parlant à la caméra, alternant avec une prise de vue intérieure et un photomontage des progrès de construction réalisés sur l’extérieur de l’édifice)

Misty. Lorsque l’édifice a été construit et qu’on l’utilisait comme la Gare Union d’Ottawa, il représentait vraiment la quintessence du bâtiment public, puis après, lorsqu’il est devenu le Centre de conférences du gouvernement, son utilisation est malheureusement devenue la plupart du temps assez privée. Puisque le Sénat occupera désormais l’édifice, nous avons de nouveau l’occasion de l’ouvrir aux visites publiques pour permettre à la population de profiter de la chambre du Sénat et de visiter et découvrir l’édifice, en plus de voir ce que le Sénat fait.

(Barry Padolsky parle)

(Barry parlant à la caméra, suivi d’images intérieures de l’édifice)

(Panorama de la façade extérieure arrière du Centre de conférences du gouvernement, montant vers une prise de vue d’ensemble de la Cité parlementaire historique)

Barry. Notre Gare Union d’Ottawa fait partie d’un grand ensemble de bâtiments et de lieux publics qui forment le cœur de notre capitale nationale. Elle contribue donc au sentiment d’identité de notre capitale, et je crois qu’elle joue un rôle important à cet égard.

(Signature de Services publics et Approvisionnement Canada)

(Fin de la musique)

(Mot-symbole « Canada »)

Fin de la vidéo