Items généraux : Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires – mars 24 2021

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Mot d’ouverture

Introduction

Monsieur le Président, membres du Comité, bonjour.

Permettez-moi tout d'abord de souligner que je vous rencontre depuis le territoire de nombreuses Premières nations, dont les Mississaugas de Credit, les Anishnabeg, les Chippewa, les Haudenosaunee et les Wendats.

Je suis accompagnée :

Je suis heureuse de pouvoir vous parler du Budget supplémentaire des dépenses (C) de Services public et Approvisionnement Canada (SPAC) pour l'exercice 2020 à 2021. Mais tout d'abord, permettez-moi d'aborder le Rapport sur les résultats ministériels 2019 à 2020 de mon ministère.

Retour en arrière : Rapport sur les résultats ministériels 2019 à 2020

Les réalisations que nous avons accomplies au cours de cet exercice sont nombreuses. Notamment, nous avons lancé 2 navires de la Garde côtière et en avons livré un troisième à la Marine. De plus, le processus concurrentiel ouvert et transparent qui vise à remplacer la flotte de chasseurs du Canada a franchi une étape importante en 2019 : la demande de propositions officielle a été émise aux fournisseurs préqualifiés. 

Nous avons par ailleurs poursuivi les efforts entrepris pour faire en sorte que les fonctionnaires reçoivent des payes exactes en temps voulu, et nous avons fait des progrès considérables dans la réduction de l'arriéré des mouvements de paye causé par le système de paye Phénix.

SPAC a également contribué à la mise en œuvre des priorités du gouvernement en matière d'action climatique et de durabilité. Il a réduit de près de 60 % les émissions de gaz à effet de serre découlant de ses opérations en réalisant des économies d'énergie dans son parc immobilier.

Monsieur le Président, ce ne sont là que quelques-unes de nos réalisations.

Bien sûr, lorsque la pandémie a frappé le Canada au début de 2020, mon ministère s'est affairé rapidement à acquérir les services, les fournitures et l'équipement nécessaires à la protection de la population.

Aujourd’hui : Le point sur les vaccins

Comme le comité le sait bien, l'année que nous venons de connaître était du jamais vu.

Les pertes d'êtres chers, le traumatisme profond vécu par les Canadiens et les Canadiennes et les répercussions néfastes de la pandémie sur l'économie continuent de nous affecter.

Mais heureusement, comme les stocks de vaccins arrivant au pays et le nombre de personnes vaccinées ne cessent d'augmenter, nous commençons enfin à voir la lumière au bout du tunnel.

Mon ministère a adopté une approche diversifiée en ce qui concerne l'achat des vaccins, et cette approche porte fruit.

Le Canada devrait maintenant recevoir 36,5 millions de doses avant la Fête du Canada, et nous continuons de travailler avec les fabricants de vaccins pour accélérer les livraisons. D'ici la fin de septembre, toutes les personnes admissibles au Canada auront accès à un vaccin.

Nous savons cependant que ces activités d'approvisionnement inhabituelles devront se poursuivre.

Continuation du soutien : Budget supplémentaire des dépenses (C)

C'est pourquoi la plupart des fonds que nous demandons dans notre Budget supplémentaire des dépenses sont destinés à poursuivre le soutien de la réponse du Canada à la pandémie.

Plus précisément, SPAC demande que 380 millions de dollars du financement législatif non utilisé soient convertis en crédits votés.

Ainsi, nous allons pouvoir continuer d’acheter des biens et des services essentiels au nom de l'Agence de la santé publique du Canada, ainsi que contribuer à la réponse et aux efforts de relance en cours du Canada.

Monsieur le Président, SPAC a affecté une part importante de son effectif à la réponse à la pandémie. Il en a résulté un grand manque dans la conduite des activités courantes, qui n'ont pas ralenti pour autant.

Nous demandons donc aussi 8,2 millions de dollars pour aider le Ministère à effectuer les autres achats importants à l'appui des activités courantes du gouvernement.

Outre les activités liées à la pandémie, nous demandons 6,1 millions de dollars pour augmenter les ressources affectées à la correction, dans le système de pensions fédéral, des erreurs de données qui ont été transmises par le système de paye Phénix. Bien que le nombre d'erreurs liées aux données entrantes ait diminué récemment, un arriéré de dossiers s'est accumulé et nécessite une attention particulière. De plus, nous demandons 9,2 millions de dollars pour les coûts associés aux locaux des employés chargés d'administrer les pensions.

Enfin, nous demandons le transfert de 1,6 million de dollars à Services partagés Canada pour les besoins d'une initiative visant à regrouper les services de technologie de l'information et à mettre hors service les centres de données. Il en résultera des économies considérables dans la prestation des services de données, de courriel et de télécommunications pour les activités du gouvernement.

Autres priorités

Monsieur le Président, SPAC continuera d’exercer un leadership à l’égard de nombreuses autres initiatives importantes, comme l'entretien des immeubles fédéraux, les marchés de défense et le soutien de la Stratégie nationale de construction navale (SNCN). SNCN vise à revitaliser notre secteur maritime et à créer des emplois un peu partout au Canada.

D’ailleurs, je tiens à souligner que nous appliquons les recommandations formulées par la vérificatrice générale dans son récent rapport sur la SNCN, et que nous assurons une gestion étroite de l'avancement de la construction des navires en collaboration avec nos partenaires.

Conclusion

Monsieur le Président, ce ne sont là que quelques exemples du vaste travail que notre ministère fait au bénéfice des Canadiens et des Canadiennes.

Avec les fonds que nous demandons aujourd'hui, nous pourrons poursuivre le travail important que nous menons sur de nombreux fronts au service de la population, tout en continuant d'acheter les fournitures et les services essentiels à sa protection en cette période de crise.

Merci.

Analyse des médias

COVID-19

Approvisionnement en vaccins

Remarques

Dans l’ensemble, la couverture médiatique a été exhaustive et généralement neutre en ce qui concerne les ententes du gouvernement avec Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson. Le Canada dispose désormais de 4 vaccins approuvés. Parmi ceux-ci, le vaccin de Johnson & Johnson est le seul à dose unique. Le Hill TimesNote de bas de page 1 a annoncé que grâce aux nouvelles approbations de vaccins, le Canada disposera désormais d’une « plus grande souplesse » dans la distribution des stocks de vaccins dans tout le pays.

Le 12 janvier, le gouvernement fédéral a annoncé avoir obtenu de Pfizer 20 millions de doses supplémentaires devant être livrées en avril ou en mai, et qu’il disposait d’une option pour acheter 36 millions de doses supplémentaires si le besoin s’en faisait sentir. Le gouvernement a également déclaré qu’il tentait de garantir des livraisons opportunes. Lors de la même conférence de presse, le gouvernement a déclaré que les provinces étaient libres de négocier elles-mêmes l’achat de vaccins, si elles souhaitaient tenter d’obtenir des livraisons plus hâtives que celles que le gouvernement fédéral était en mesure de proposer. Global NewsNote de bas de page 2, le Journal de MontréalNote de bas de page 3 et CTV NewsNote de bas de page 4 ont relaté que le Canada avait décidé de ne pas exercer son option d’achat visant 16 millions de doses supplémentaires du vaccin Moderna, puisque ces doses seraient arrivées après la date prévue pour la fin de la campagne de vaccination de l’ensemble de la population canadienne.

Le 14 janvier, la CBCNote de bas de page 5 a publié que le Canada recevra 1 million de doses par semaine à partir d’avril et que jusqu’à 20 millions de personnes pourront avoir reçu toutes les doses des vaccins entre avril et juin. L’article précisait que ce chiffre dépendait de l’approbation d’autres vaccins, outre ceux de Pfizer et de Moderna. Les 14 et 15 janvier, de nombreux médias ont cité la ministre, qui a indiqué qu’en raison du projet du Québec d’utiliser toutes ses doses et de repousser l’administration de la deuxième dose bien au-delà du délai conseillé (42 jours maximum), il pourrait être de plus en plus difficile de convaincre les fabricants de vaccins de livrer les doses le plus rapidement possible.

Le 16 janvier, Pfizer a annoncé que les livraisons seraient retardées en raison de la modernisation de ses installations européennes, ce qui a suscité une importante couverture médiatique négative. Le Globe and MailNote de bas de page 6 a publié que le Canada attendra plus longtemps que l’Europe pour obtenir des doses du vaccin de Pfizer, bien que Pfizer ait initialement déclaré que les délais seraient les mêmes. Le Miramichi LeaderNote de bas de page 7 a rapporté que la ministre a garanti que le retard dans la livraison des vaccins n’aurait pas de répercussions sur l’objectif d’avoir une immunisation complète d’ici septembre. Le Globe and MailNote de bas de page 8 a affirmé que bien que le gouvernement estime que les retards ne compromettent pas l’atteinte de l’objectif final, ils signifient que de nombreuses personnes devront attendre plus longtemps, risquant ainsi de ne pas recevoir leur deuxième dose dans les délais prévus. Le 19 janvier, il a été annoncé que le Canada ne recevrait aucune des doses de vaccin promises la semaine suivante. La ministre fédérale de l’approvisionnement, Anita Anand, a déclaré qu’elle faisait pression sur Pfizer et d’autres fournisseurs de vaccins pour qu’ils accélèrent leurs livraisons et augmentent les expéditions destinées au Canada, mais elle ne pouvait que tenter de faire respecter les calendriers des contrats existants, qui prévoient l’arrivée d’une quantité suffisante de vaccins au Canada et leur distribution « d’ici la fin septembre » (Toronto StarNote de bas de page 9).

Le 29 janvier, il a été rapporté que Moderna allait également réduire de 20 à 25 % ses livraisons de vaccins au Canada en février. Le Canada, qui s’attendait à recevoir 230 400 doses au cours de la première semaine de février, allait plutôt en recevoir 180 000, tandis que les 249 600 doses supplémentaires attendues fin février seraient également réduites. La CBCNote de bas de page 10 a cité le premier ministre qui a affirmé que ce retard temporaire ne changeait rien au fait que le Canada recevrait tout de même deux millions de doses du vaccin Moderna avant la fin du mois de mars, comme le répétait le gouvernement depuis des mois. Le 3 février, la CBCNote de bas de page 11 a fait le point en publiant un article indiquant que les envois de Moderna seraient encore retardés en février et que le premier ministre ne répondrait pas aux questions visant à savoir si le nombre de doses promises arriverait encore d’ici la fin du mois.

Le 2 février, le Globe and MailNote de bas de page 12 a révélé que le Canada avait signé un accord de principe avec Novavax pour fabriquer des doses de son vaccin au Canada dans une nouvelle installation du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), à Montréal, lorsque la construction du bâtiment sera terminée. En outre, plusieurs médias ont rapporté que l’Union européenne (UE) avait donné son assurance verbale qu’elle ne retarderait pas les expéditions de vaccins au moyen de contrôles des exportations. Le Hill TimesNote de bas de page 13 a relaté que le gouvernement préparait un plan d’urgence au cas où l’UE ne respecterait pas sa promesse.

Le 3 février, le Globe and MailNote de bas de page 14 révélait que le Canada était le seul pays du G7 à recevoir des vaccins du mécanisme COVAX, à savoir jusqu’à 1,1 million de doses du vaccin AstraZeneca d’ici la fin mars et jusqu’à 3,2 millions d’ici la fin juin. L’article soulignait l’existence de contradictions, puisque le Canada devait recevoir seulement 1,9 million de vaccins, et citait le bureau de la ministre Anand qui disait chercher à clarifier la situation. Le 6 février, CTV NewsNote de bas de page 15 publiait qu’il était inacceptable sur le plan moral que le Canada obtienne des vaccins destinés à des pays plus pauvres.

iPoliticsNote de bas de page 16 et le Times-ColonistNote de bas de page 17 ont présenté les résultats d’un sondage réalisé en février par Léger et l’Association d’études canadiennes, selon lequel 69 % des Canadiens blâmaient le gouvernement fédéral pour les retards dans la distribution des vaccins, plutôt que les provinces.

Le 11 février, le Toronto SunNote de bas de page 18 a fait savoir que les livraisons de doses de vaccin devraient plus que quadrupler au cours de la semaine à venir, avec la plus grosse livraison de vaccins de Pfizer et BioNTech à ce jour. En outre, près de 2 millions de doses devraient être livrées au cours du mois prochain.

Le 26 février, le Times-ColonistNote de bas de page 19 a révélé que, grâce à un accord avec Verity Pharmaceutical Canada Inc. et le Serum Institute of India, le Canada avait obtenu 2 millions de doses du vaccin d’AstraZeneca. Le même jour, Santé Canada a approuvé le vaccin. Le Hill TimesNote de bas de page 20 a cité la ministre Anand qui a affirmé que les 500 000 premières doses étaient attendues dans les jours et les semaines à venir.

Le 5 mars, Santé Canada a annoncé l’approbation du vaccin de Johnson & Johnson contre la COVID-19. Même si ce vaccin est le quatrième à être approuvé au Canada, il s’agit du premier vaccin à dose unique. De nombreux médias, dont le National Post Note de bas de page 21 et l’Ottawa Citizen Note de bas de page 22 ont publié des articles sur l’approbation du vaccin de Johnson & Johnson en précisant que le Canada avait acheté à l’avance 10 millions de doses et qu’il disposait d’options pour en acheter 28 millions de plus. Un article du National PostNote de bas de page 21 a cité Joëlle Paquette, directrice générale des vaccins à Services publics et Approvisionnement Canada, qui a affirmé que les livraisons du vaccin nouvellement approuvé ne devraient pas commencer avant au moins avril et que la totalité des 10 millions de doses devrait arriver d’ici septembre.

Plusieurs médias, dont notamment le National Post Note de bas de page 23, le Miramichi Leader Note de bas de page 24 et l’Ottawa Sun Note de bas de page 25 ont publié des articles sur la déclaration de la ministre Anand que le Canada s’attendait à recevoir 36,5 millions de doses d’ici la fin juin. Le National Post Note de bas de page 23 a également rapporté que 910 000 doses étaient attendues dans la semaine du 8 mars, dont 445 000 doses de Pfizer-BioNTech et les 465 000 autres de Moderna.

Le 8 mars, le New Westminster RecordNote de bas de page 25 a relaté que le gouvernement fédéral attendait plus de détails de la part de Johnson & Johnson concernant la livraison des doses au Canada après l’approbation du vaccin par les autorités régulières vendredi. L’article soulignait que la ministre Anand avait déclaré que le nouveau vaccin commencerait à arriver au cours du deuxième trimestre, avec une commande initiale de 10 millions de doses à livrer d’ici septembre et la possibilité de commander 27 millions de doses supplémentaires.

Le 11 mars, plusieurs médias (l’Ottawa CitizenNote de bas de page 26, le Globe and MailNote de bas de page 27 et Le SoleilNote de bas de page 28) ont relaté que le premier ministre Justin Trudeau avait annoncé un nouveau calendrier de livraison accélérée de Pfizer, qui prévoyait l’arrivée d’un million de doses chaque semaine entre le 22 mars et le 10 mai. Les articles soulignaient que le Canada avait jusqu’à présent livré 3,8 millions de doses aux provinces et aux territoires. CBC NewsNote de bas de page 29 a indiqué que le Canada semblait en bonne voie pour recevoir 36,5 millions de doses de vaccin COVID-19 d’ici juillet.

Le 15 mars, le National PostNote de bas de page 30 a indiqué que l’Agence de la santé publique du Canada prévoyait une réduction de la quantité de vaccins livrés au cours de la semaine. L’article précisait que moins de 445 000 doses du vaccin Pfizer-BioNTech devraient être livrées. L’article indiquait également que la ministre Anand avait déclaré que le Canada devrait recevoir 118 millions de doses avant le 30 septembre.

Anita Anand, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement

Traduction d’une citation tirée d’un article du Hill Times Note de bas de page 19  :

« Nous avons conclu des ententes d’achat anticipé avec sept grands fabricants de vaccins afin de placer la population canadienne dans la meilleure position possible »

Traduction d’une citation tirée d’un article de la CBCNote de bas de page 31 :

« Tout au long de cette crise, plusieurs premiers ministres provinciaux nous ont dit qu’ils cherchaient dès maintenant à acheter leurs propres EPI ou vaccins, selon le cas. Et nous, en tant que gouvernement fédéral, nous n’empêcherons pas les provinces de le faire et nous n’entraverons pas leurs efforts »

Traduction de la citation tirée d’un article du Globe and MailNote de bas de page 32 :

« Nous communiquons quotidiennement avec les développeurs de vaccins, et je suis personnellement en contact avec eux, afin de faire pression pour que les calendriers de livraison du Canada soient accélérés et pour recevoir des doses supplémentaires plus rapidement »

Joëlle Paquette, directrice générale de l’approvisionnement en vaccins à Services publics et Approvisionnement Canada

Traduction d’une citation tirée d’un article du National Post Note de bas de page 21  :

« Pour l’instant, nous sommes toujours en discussion avec Johnson & Johnson pour déterminer la provenance des doses et le calendrier de livraison »

Distribution des vaccins

La couverture médiatique a été exhaustive, essentiellement factuelle et de plus en plus négative en ce qui concerne la distribution des vaccins, jugée lente. Au début du mois de janvier, des provinces ont déclaré que l’approvisionnement était le principal obstacle à la campagne de vaccination contre la COVID-19, bien que les médias aient rapporté que les données fédérales révélaient que seulement la moitié de leur stock actuel avait été administré. Toutefois, à la mi-janvier, plusieurs provinces (la Colombie-Britannique, l’Alberta, l’Ontario et le Québec) ont expliqué qu’elles avaient déjà épuisé leurs stocks ou qu’elles le feraient dans le courant de la semaine. Les médias ont cité la ministre Anand qui a déclaré que le Canada continuait à faire pression pour que les livraisons de vaccins soient plus nombreuses et plus rapides.

Le National PostNote de bas de page 33 a indiqué que la confusion régnait si l’on écoutait les ministres fédéraux au sujet de la stratégie et du calendrier de déploiement des vaccins. Le journaliste a écrit que la ministre Anand ne véhiculait pas toujours le même message sur la nécessité d’approuver de nouveaux vaccins afin que toute la population soit vaccinée dans les délais prévus, c’est-à-dire d’ici l’automne 2021.

Le 27 janvier, les médias ont continué à parler de la pénurie de vaccins Pfizer et des retards potentiels dans la livraison des doses, alors que « partout dans le monde, les politiciens devenaient des nationalistes du vaccin » (National PostNote de bas de page 34). Plusieurs médias ont rapporté les efforts déployés par divers pays pour augmenter les livraisons de vaccins, notamment des ordonnances judiciaires, des gels d’exportations et d’autres options envisagées (CBCNote de bas de page 35), dont la possible limitation des exportations d’AstraZeneca par l’Allemagne (National PostNote de bas de page 36, Times & TranscriptNote de bas de page 37). Des fonctionnaires allemands sont cités comme ayant déclaré que l’UE a contribué à hauteur de plusieurs milliards de dollars à la recherche et au développement de ces vaccins et que les entreprises pharmaceutiques doivent remplir leurs « obligations ».

Santé Canada a officiellement reconnu que chaque flacon contient 6 doses du vaccin de Pfizer au lieu de 5. En plus de réduire le nombre de flacons que Pfizer enverrait au Canada, cette approche exige également l’utilisation d’une seringue particulière (à faible volume mort) en pénurie à l’échelle mondiale. Le 10 février, le Globe and MailNote de bas de page 38 a indiqué que la ministre Anand avait déclaré que le gouvernement avait commandé 64 millions de seringues qui devaient être livrées d’ici mai.

La Presse canadienneNote de bas de page 39 a indiqué que chef du Nouveau parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, avait demandé l’aide de l’Armée dans la campagne de vaccination du pays. En entrevue, M. Singh a souligné que les provinces n’avaient pas officiellement formulé une telle demande. Il a déclaré : « Toutefois, il serait possible de recourir à l’aide des militaires, d’installer des sites de vaccination dans des installations et des bâtiments fédéraux partout au pays. Il semble y avoir certaines perceptions que le fédéral obtient les doses et que c’est uniquement les provinces qui doivent s’occuper de leur administration. Je ne suis pas d’accord avec ça. »

Avec la récente approbation des vaccins d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson, le Canada dispose actuellement de 4 vaccins approuvés qui peuvent être utilisés dans tout le pays. Un article du London Free PressNote de bas de page 40 indiquait que le premier ministre Trudeau espérait qu’il serait ainsi possible de devancer l’échéance initiale de septembre 2021 pour la vaccination de tous les Canadiens disposés à se faire vacciner.

À la suite de la conférence de presse sur la pandémie de COVID-19, plusieurs médias ont rapporté que le gouvernement du Canada s’attendait maintenant à recevoir 36,5 millions de doses de vaccin d’ici la fin juin. Le premier ministre Trudeau a dit s’attendre à recevoir un nombre de doses bien supérieur au nombre de Canadiens d’ici septembre, même si on ne parle que de doses des 4 vaccins approuvés à l’heure actuelle. Les articles ont souligné que cela signifiait que les Canadiens seraient vaccinés plus tôt que prévu (Miramichi LeaderNote de bas de page 41, National PostNote de bas de page 42, CBCNote de bas de page 43).

Jason Kenney, premier ministre de l’Alberta

Traduction d’une citation tirée d’un article de la CBC Note de bas de page 32  :

« Mais comme je l’ai souligné, notre capacité à administrer des vaccins à ce moment-là, à la fin du mois de mars, dépassera de loin, de très loin, le nombre de doses que nous recevrons »

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Traduction d’une citation tirée d’un article du journal London Free Press Note de bas de page 34  :

« Nous croyons fermement que nous allons être en mesure d’accélérer certains de ces délais. Nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour permettre à notre population de traverser ce défi le plus rapidement possible »

Tests rapides

La couverture médiatique relative aux tests diagnostiques rapides au Canada était importante et, pour la plupart, factuelle, portant sur des sujets comme test rapide de Spartan Bioscience Inc., appelé le cube Spartan, sur la façon dont les tests rapides sont utilisés et les endroits où ils le sont. Le ton des articles était varié, et allait de neutre à négatif.

Plusieurs médias, y compris l’Edmonton SunNote de bas de page 44, ont publié des articles sur le rappel du cube Spartan. Le Winnipeg SunNote de bas de page 45 a indiqué que le gouvernement fédéral avait commandé environ 2 millions de tests sans en avoir confirmé l’efficacité. Après une première livraison d’environ 5 500 tests, on a découvert que les tests avaient échoué les essais cliniques le 1 mai 2020. Les tests ont été rappelés volontairement, alors que Santé Canada avait déjà commandé 120 000 trousses pour juin 2020 et 200 000 tests supplémentaires par mois de juillet 2020 à mars 2021. L’article précisait que la valeur du contrat s’élevait à 149 048 550 $ et demandait pourquoi les essais cliniques n’avaient pas été effectués avant la passation de cette importante commande. L’Ottawa CitizenNote de bas de page 46 a indiqué que livraisons au gouvernement fédéral devraient commencer dès la semaine du 25 janvier et les livraisons provinciales suivront. À mesure que la production du test augmentera, Spartan devrait produire 200 000 tests rapides par semaine. Le reste des articles expliquait comment les provinces utilisaient les tests fournis par le gouvernement fédéral.

Docteur Jamie Spiegelman

Traduction d’une citation tirée d’un article de l’Ottawa Citizen Note de bas de page 30  :

« Ce test rapide va changer la donne en matière de diagnostic et nous aidera à relancer l’économie »

Spartan BioScience

Traduction d’une citation tirée d’un article de l’Edmonton Sun Note de bas de page 36  :

« Le système de Spartan permettra aux collectivités, industries et établissements éloignés ayant un accès limité aux laboratoires d’obtenir des résultats de qualité, ce qui aidera à soulager les établissements de soins de santé débordés »

Acquisition d’équipements de protection individuelle

En janvier, la couverture médiatique concernant l’acquisition d’EPI a été plutôt limitée. Depuis le début de la pandémie, certains médias ont présenté des articles négatifs sur les contrats accordés à des entreprises pour la fourniture d’équipements de protection individuelle au Canada. Certains articles ont mentionné qu’au moins 35 contrats ont été attribués à des entreprises étrangères pour un total de 607,7 millions, au lieu de privilégier des entreprises canadiennes. Le gouvernement fédéral a également attribué un contrat de 371 millions de dollars pour la fourniture d’équipements de protection individuelle à Proline Advantage Inc, une petite entreprise qui n’aurait aucune expérience préalable du processus d’approvisionnement en EPI. Ce contrat a attiré l’attention des médias et a suscité quelques inquiétudes parmi les députés conservateurs et certains experts en chaîne d’approvisionnement. Les articles ont également mentionné la motion de la députée conservatrice Michelle Rempel Garner demandant au gouvernement fédéral de divulguer les détails des processus d’approvisionnement. Malgré les critiques, Proline Advantage Inc. a livré la marchandise et respecté ses obligations contractuelles en août.

En janvier, l’émission Marketplace de la CBCNote de bas de page 47 a révélé les conclusions d’une enquête sur les mauvaises conditions de travail dans certaines usines d’EPI malaisiennes qui fournissent des gants en nitrile aux hôpitaux canadiens. Le reportage relatait que la chaîne de production, où travaillaient principalement des travailleurs migrants, était exiguë et que les protocoles relatifs à la COVID-19, comme la désinfection, la distanciation physique ou le port d’un masque, destinés à prévenir la propagation du virus, ne semblaient pas être appliqués. Certains signes indiqueraient que du travail forcé pourrait avoir lieu dans ces usines. La ministre de SPAC, Anita Anand, est citée dans le reportage. Elle a déclaré que le ministère se penchera sur les entreprises ayant des contrats fédéraux pour les gants en nitrile importés des 5 entreprises malaisiennes qui ont fait l’objet de l’enquête de Marketplace.

Au début février, la CBCNote de bas de page 48 et le Toronto SunNote de bas de page 49 ont mentionné des documents déposés auprès du Comité de la santé de la Chambre des communes qui révèlent qu’au tout début de la pandémie de COVID-19, le gouvernement fédéral a raté une occasion d’acheter des fournitures essentielles à la lutte contre la propagation du virus. Les articles soulignaient que le Canada avait raté une occasion de commander des masques N95 à Honeywell au début de la pandémie. Les articles mentionnaient des échanges de courriels politiques révélant comment le gouvernement a eu du mal à répondre aux courtiers en EPI, grands et petits.

Anita Anand, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement

Traduction d’une citation tirée d’un article de la CBC Note de bas de page 31  :

« Nous collaborons avec nos fournisseurs pour enquêter sur ces allégations afin de vérifier qu’il n’y a réellement aucun travail forcé dans leurs chaînes d’approvisionnement »

Mme Anand a déclaré que son objectif en tant que ministre était « d’assurer la livraison en temps opportun des biens nécessaires pour appuyer la réponse du Canada à la pandémie de COVID-19 tout en veillant à ce que les pratiques commerciales soient éthiques tout au long de la chaîne d’approvisionnement »

Transparence

Plusieurs articles ont été publiés concernant le manque de détails sur les contrats conclus avec les fabricants de vaccins et le prix payé pour les vaccins. Le ton des articles était négatif, ces derniers suggéraient qu’il était difficile de savoir où et comment l’argent était dépensé.

Avec l’arrivée anticipée des vaccins, la question du prix a été fréquemment évoquée. Le premier ministre n’a pas précisé si l’arrivée anticipée s’accompagnait d’une augmentation des coûts et la ministre Anand a déclaré que le Canada avait payé la « juste valeur marchande ».

Le Toronto StarNote de bas de page 50 a signalé qu’en plus du milliard de dollars dépensés pour acheter des vaccins, la ministre Anand avait déclaré que le gouvernement avait payé un montant supplémentaire non précisé pour obtenir des doses plus rapidement le mois dernier.

La députée conservatrice Michelle Rempel Garner a déposé une motion visant à divulguer toute l’information relative à la pandémie tirée de courriels, de documents et d’autres notes et dossiers détaillant l’achat d’articles liés à l’EPI ainsi que les contrats relatifs aux vaccins. La ministre Anand a souligné que le site Web de SPAC présentait des renseignements sur les processus d’approvisionnement d’urgence d’une valeur de 6 milliards de dollars à ce jour. Certains articles ont rapporté que les informations publiées sur le site de SPAC n’étaient pas claires, qu’il manquait des informations et que des noms et des valeurs étaient masqués. Les articles ont souligné qu’à ce moment-là, 41 noms de sociétés étaient masqués, ainsi que les valeurs d’environ une douzaine de contrats.

La CBC Note de bas de page 24 a relaté que lors d’un débat d’urgence à la Chambre des communes le mardi 26 janvier, l’opposition a déclaré que le plan de vaccination des Canadiens n’était pas suffisamment détaillé et a demandé la publication de tous les contrats signés avec les fabricants de vaccins. Le gouvernement fédéral a déclaré que les contrats étaient « nécessairement confidentiels ».

De nombreux médias continuent de rapporter le fait qu’alors que d’autres pays, comme les États-Unis, l’Union européenne et Israël, ont rendu publiques les informations relatives à leurs contrats pour l’achat de vaccins, le Canada n’a encore publié aucun détail à ce sujet. La ministre Anand a expliqué que « chaque pays était différent, compte tenu de sa capacité nationale, par exemple. Par conséquent, les négociations que les différents pays mènent avec les fabricants de vaccins, ainsi que les contrats subséquents, ne sont pas tous les mêmes. » (traduction). Le refus de divulguer les informations relatives aux contrats a suscité des questions, comme les pénalités en cas de non-respect des objectifs de livraison, comme le rapporte le Toronto StarNote de bas de page 51 ou le Globe and MailNote de bas de page 52 qui se demandaient si le Canada avait bien négocié des garanties dans les contrats. La CBCNote de bas de page 53 a indiqué que le premier ministre Trudeau n’avait pas répondu à la question de savoir si les 2 fournisseurs de vaccins du Canada feraient l’objet d’un recours juridique s’ils ne respectaient pas leurs obligations contractuelles.

Le Journal de MontréalNote de bas de page 54 et le Globe and MailNote de bas de page 55 ont publié des articles sur une analyse de Statistique Canada présentant des données sur le prix que le Canada a payé par dose de vaccin. En se fondant sur les transactions d’importation et le nombre de vaccins qui devaient être livrés en décembre, Statistique Canada a calculé que le Canada avait payé en moyenne 37,72 $ par dose de vaccin. Les articles précisaient que le gouvernement n’avait pas voulu commenter l’analyse et que, malgré les preuves que certains pays ont payé leurs doses moins cher, les détails des contrats d’approvisionnement du Canada n’avaient pas été rendus publics.

Le Toronto StarNote de bas de page 56 a évoqué la « précarité » de la chaîne d’approvisionnement mondiale des seringues spéciales à faible volume mort nécessaires pour extraire la sixième dose des flacons du vaccin Pfizer. En raison de la demande mondiale pour ces seringues, le Canada gardait secrets tous les détails clés du contrat. L’article citait la ministre Anand qui aurait indiqué qu’à l’instar de ce qui s’était passé en mars avec les masques N95, les détails sur les fournisseurs de seringue n’étaient pas divulgués puisque le Canada était « dans une course effrénée pour l’approvisionnement de ces seringues. » (traduction).

Plusieurs médias, dont le National Post Note de bas de page 57 et iPolitics Note de bas de page 58, ont rapporté que les députés de l’opposition ont adopté une motion exigeant que le gouvernement rende publics les sept contrats signés avec les fabricants de vaccins. Le 19 février, le député conservateur John Barlow a déposé une motion à la Chambre des communes qui oblige également le légiste parlementaire à prioriser la traduction et la publication des 7 contrats. Les contrats seraient examinés afin de supprimer toute information susceptible de mettre en péril la sécurité nationale ou de compromettre les contrats eux-mêmes. Dans un article du Toronto Sun Note de bas de page 59 la ministre Anand a maintenu que la publication des détails des contrats constituerait une violation potentielle du contrat et pourrait empêcher le Canada de recevoir d’autres vaccins. Dans un article du National Post Note de bas de page 41 , la ministre Anand a expliqué que « tous les pays étaient différents et que, même si d’autres divulguaient les détails des contrats, chaque pays était différent, compte tenu de sa capacité nationale, par exemple. Par conséquent, les négociations que les différents pays mènent avec les fabricants de vaccins, ainsi que les contrats subséquents, ne sont pas tous les mêmes. ».

Le Globe and MailNote de bas de page 60 a relaté que malgré la réticence du gouvernement fédéral à divulguer toute information sur les contrats de vaccins, sous prétexte de confidentialité commerciale, Novavax avait néanmoins rendu publique son entente avec le Canada pour fournir 52 millions de doses de son vaccin. Le contrat publié, qui a été déposé auprès de la Securities and Exchange Commission des États-Unis, indique que l’entente définitive a été signée le 19 janvier. L’article soulignait que le premier ministre avait précédemment déclaré que le contrat avait été signé en août dernier, mais il n’est pas précisé s’il s’agissait d’une entente provisoire ou du contrat définitif.

Anita Anand, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement

Traduction d’une citation tirée d’un article du Globe and MailNote de bas de page 61 :

« Nous avons bien entendu négocié le prix, ainsi qu’un certain nombre d’autres facteurs. Et c’est grâce à notre position très forte à la table des négociations que nous avons pu signer en premier avec Pfizer et Moderna, que nous étions en tête de liste pour les vaccins de Pfizer et Moderna »

Traduction d’une citation tirée d’un article de la CBC RadioNote de bas de page 62 :

« Je sais que les gens voudraient bien prendre connaissance des contrats. Toutefois, je tiens à souligner, en tant qu’ancienne professeure de droit, que les contrats sont des ententes bilatérales conclues entre 2 parties et que, par conséquent, le gouvernement du Canada ne peut pas simplement prendre la décision unilatérale de rendre publics nos contrats sans mettre en péril l’ensemble de notre approvisionnement en vaccins »

John Barlow, député conservateur (Foothills)

Traduction d’une citation tirée d’un article du National Post Note de bas de page 41  :

M. Barlow a déclaré vendredi qu’il est devenu évident que d’autres pays ont négocié de meilleurs engagements et des pénalités dans leurs contrats que le Canada. « Je crois que ces contrats devraient être rendus publics, ou aussi publics que possible. Les Canadiens méritent de connaître ces informations »

Préoccupations exprimées par les provinces et les territoires

En janvier, la couverture médiatique concernant les réactions des provinces sur la distribution des vaccins a été passablement importante. Début janvier, il a été signalé que les provinces et les territoires étaient « en désaccord » avec le gouvernement fédéral concernant la distribution des vaccins. Les données fédérales indiquaient que seulement la moitié de leur stock actuel avait été administré. Selon de nombreux articles, il s’agissait moins d’un problème de distribution que d’une mauvaise stratégie d’administration des doses. Le premier ministre Doug Ford a déclaré que l’Ontario était sur le point d’épuiser ses stocks actuels, et le premier ministre du Manitoba Brian Pallister a comparé les stocks disponibles à un « pistolet à eau ». Le premier ministre François Legault a déclaré que le Québec pourrait vacciner 250 000 personnes par semaine si ce n’était de l’approvisionnement insuffisant. Certaines provinces, comme le Québec, ont examiné la possibilité d’espacer les doses afin de vacciner une plus grande partie de la population en attendant les livraisons, de retarder l’administration des deuxièmes doses ou d’administrer des demi-doses afin d’assurer un approvisionnement suffisant. Toutefois, les médias ont signalé qu’il s’agissait d’une stratégie risquée, car l’efficacité des doses modifiées n’a pas été étudiée. La CBC Note de bas de page 32 a également rapporté que l’Alberta envisagerait de conclure des ententes avec les fabricants de vaccins. L’article soulignait que les provinces étaient libres de conclure leurs propres ententes d’achat de vaccins.

Suite à l’annonce faite par le ministre Anand à la mi-janvier, selon laquelle le Canada verrait une réduction des livraisons de vaccins Pfizer au cours des deux prochaines semaines, certaines provinces, comme l’Ontario, ont exprimé leurs préoccupations et leurs frustrations. Certains articles ont mentionné que le premier ministre de l’Ontario a lancé un appel direct au président américain Joe Biden pour qu’il l’aide à obtenir davantage de vaccins contre la COVID-19 lors de sa conférence de presse (Canadian PressNote de bas de page 63, City NewsNote de bas de page 64).

Au début du mois de février, certains médias ont relaté que plusieurs premiers ministres provinciaux de partout au pays avaient envisagé la possibilité de contourner Ottawa et de signer leurs propres contrats avec les fournisseurs de vaccins en raison des retards du programme fédéral de vaccins. Le Globe and MailNote de bas de page 65 a rapporté que le Manitoba était la première province à conclure son propre contrat pour des vaccins en marge des efforts du gouvernement fédéral. La province a signé un contrat avec la société canadienne Providence Therapeutics pour son vaccin candidat, qui fait actuellement l’objet d’essais sur les humains. Le Journal de MontréalNote de bas de page 66 a indiqué que le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, avait accusé le gouvernement Trudeau de s’être entendu avec les grandes compagnies pharmaceutiques pour qu’elles ne puissent pas vendre des vaccins directement aux provinces.

Anita Anand, ministre des Services publics et de l’Approvisionnement

Citation tirée d’un article du Globe and MailNote de bas de page 67 :

« Tous les pays veulent avoir les mêmes produits, les mêmes doses, et nous devons donc négocier très dur pour que le Canada ait plus de doses dès que possible et voilà ce que nous nous employons à faire, moi et mon équipe, tous les jours »

Citations tirées d’un article de la CBC Note de bas de page 32  :

« Tout au long de cette crise, plusieurs premiers ministres provinciaux nous ont dit qu’ils cherchaient dès maintenant à acheter leurs propres EPI ou vaccins, selon le cas. Et nous, en tant que gouvernement fédéral, nous n’empêcherons pas les provinces de le faire et nous n’entraverons pas leurs efforts »

« Il suffit de dire que nous avons acheté suffisamment de vaccins pour vacciner tous les Canadiens, et que nous avons même le plus grand nombre de doses par habitant de tous les pays du monde » 

Système de paye Phénix

La couverture médiatique liée au système de paye Phénix a commencé à être modérée et négative à la mi-janvier, lorsque l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) a rendu publique une lettre du Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) indiquant que l’Agence du revenu du Canada (ARC) avait conclu que l’entente de règlement visant à verser jusqu’à 2 500 $ en dommages-intérêts généraux était imposable. L’AFPC a déclaré que cette lettre n’était pas une décision fiscale officielle et qu’elle la contestera (National PostNote de bas de page 68, La Presse canadienneNote de bas de page 69, Radio-CanadaNote de bas de page 70).

Le 3 février, Radio-CanadaNote de bas de page 71 a mentionné l’augmentation rétroactive après la signature de nouvelles conventions collectives. L’article indiquait que les fonctionnaires étaient satisfaits, mais souhaitent des éclaircissements sur les sommes qui leur ont été versées, puisque celles-ci avaient été mêlées à leur paye régulière.

Le 5 février, le Windsor StarNote de bas de page 72 a publié un article négatif sur le fait que, selon un document gouvernemental, les cadres qui gèrent le système de paye Phénix ont continué à recevoir près de 2 millions de dollars en rémunération au rendement et en primes au cours des 5 dernières années. Chris Aylward, président national de l’AFPC, a déclaré que « les cadres du gouvernement qui travaillent sur le système de paye Phénix ne devraient pas recevoir de primes alors que les travailleurs de la fonction publique fédérale continuent d’être payés incorrectement. » (traduction).

Le 3 mars, iPoliticsNote de bas de page 73 a révélé que même après que le syndicat ait demandé au gouvernement d’attendre quatre semaines de plus avant d’émettre les paiements, le Conseil du Trésor a refusé et a envoyé les indemnités. « Les indemnités reçues mercredi ont également été ajoutées aux chèques de paye réguliers. Ainsi, une fois dans le système de paye Phénix, il est difficile pour les bénéficiaires de déterminer exactement le montant des indemnités qu’ils ont reçues et le montant qui a été imposé. ».

Alex Silas, vice-président exécutif régional de l’AFPC, région de la capitale nationale

Citation tirée d’un article de Radio-Canada Note de bas de page 54  :

« Ça n’aurait pas dû être inclus dans le salaire normal. Ça aurait dû être un paiement séparé »

Chris Aylward, président national de l’Alliance de la Fonction publique du Canada

Traduction des citations tirées d’un article d’iPolitics Note de bas de page 65  :

« Les fonctionnaires perdent des centaines de dollars auxquels ils ont droit »

« Nos membres ne sont pas contents »

« Le Conseil du Trésor n’a pas accédé à notre demande de retarder le paiement, alors nous avons maintenant un gros problème »

Stratégie nationale de construction navale

Quelques médias (Journal de QuébecNote de bas de page 74, Le SoleilNote de bas de page 75, Journal de MontréalNote de bas de page 76) ont rapporté que le gouvernement fédéral aurait investi environ 3 milliards de dollars pour agrandir l’espace d’amarrage existant à la cale sèche d’Esquimalt, en Colombie-Britannique. Les députés conservateurs Steven Blaney (Bellechasse-Les-Etchemins-Lévis) et Jacques Gourde (Lévis-Lotbinière) ont affirmé qu’il s’agissait d’une injustice envers le chantier Davie. Ils ont allégué que les améliorations apportées à la cale sèche d’Esquimalt profitent au chantier naval Seaspan, situé sur la côte ouest, tout en étant payé avec l’argent des contribuables. Les articles soulignaient qu’il n’avait pas encore été annoncé qui, du chantier Davie ou Seaspan, obtiendrait le contrat pour le brise-glace John G. Dienfenbaker.

Le Miramichi LeaderNote de bas de page 77 et la CBCNote de bas de page 78 ont rapporté une « étape importante » au chantier naval Irving à Halifax. Le 22 janvier, la grande section centrale du navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Max Bernays, le troisième navire de patrouille arctique, est sortie de l’usine d’assemblage située sur le front de mer. Les articles précisaient qu’il s’agissait d’un « moment de fierté » pour le chantier naval après de nombreux retards liés à la pandémie de COVID-19.

L’Ottawa CitizenNote de bas de page 79 a signalé qu’en raison des retards constants dans la livraison des navires de soutien interarmées, la Marine canadienne louait actuellement un navire de ravitaillement, le navire à moteur (NM) Astérix, à Federal Fleet Services (une entreprise associée au Chantier Davie). Le coût de la location, initialement prévue pour 5 ans, devrait augmenter de 71 millions de dollars en raison de l’utilisation fréquente du navire. Le coût de la location atteint maintenant 691 millions de dollars. L’article citait un porte-parole du ministère de la Défense nationale (MDN) ayant indiqué qu’aucune décision n’avait été prise quant à la prolongation du contrat de location.

Le 3 février, le Times-ColonistNote de bas de page 80 a rapporté que le ministère de la Défense nationale avait révélé que les 15 premiers nouveaux navires de guerre construits pour remplacer les 12 frégates et les 3 destroyers déjà mis hors service de la Marine seraient livrés en 2030 ou 2031, soit plusieurs années plus tard que prévu, bien que les représentants de la Défense aient maintenu que le budget de 60 millions de dollars fixé en 2017 reste suffisant.

La Canadian PressNote de bas de page 81 a révélé que le navire hauturier de science océanographique (NHSO), qui devait initialement coûter 108 millions de dollars, coûterait maintenant près d’un milliard de dollars. L’article était négatif et soulignait que SPAC avait discrètement publié le nouveau coût en ligne le jour même où le contrat de construction de ce navire avait été officiellement attribué à Seaspan Shipyards. Le National PostNote de bas de page 82 a publié un article sur le même sujet et ajoutait qu’il y avait également des augmentations importantes du coût du projet du navire de combat canadien, qui est passé de 14 à 70 milliards de dollars.

Plusieurs articles négatifs ont été publiés après la publication du rapport du directeur parlementaire sur le coût du navire de combat canadien. Les articles signalaient que le coût de la flotte de navires de guerre proposée est passé à un montant estimatif de 77 milliards de dollars, soit une augmentation de 7,3 milliards de dollars en moins de 2 ans. Les articles indiquaient également que le prix du navire de combat canadien pourrait grimper encore plus haut si le programme « fréquemment retardé » subissait d’autres revers (Hill TimesNote de bas de page 83, MacleansNote de bas de page 84, CBCNote de bas de page 85, Radio-CanadaNote de bas de page 86, CTV NewsNote de bas de page 87, Cape Breton PostNote de bas de page 88).

Un article du National PostNote de bas de page 89 indiquait qu’en 2017, le gouvernement libéral avait fixé le budget du projet à 60 milliards de dollars, un chiffre que les responsables de la défense avaient réitéré dans une entrevue avec la Presse canadienne le mois dernier.

De nombreux articles négatifs ont été rédigés à la suite de la publication du rapport de la vérificatrice générale sur la Stratégie nationale de construction navale (SNCN). Les articles soulignaient que plusieurs ministères, dont SPAC, n’avaient pas géré le processus d’une manière qui favorisait le renouvellement de la flotte de navires fédéraux en temps opportun. Les articles exprimaient des inquiétudes quant aux retards qui pourraient entraîner la mise hors service de plusieurs navires avant que les nouveaux ne soient opérationnels (Marine LogNote de bas de page 90, Radio-CanadaNote de bas de page 91, National PostNote de bas de page 92).

Global NewsNote de bas de page 93 a relaté la réponse de la ministre Anand au rapport, à savoir que la construction navale était une question complexe et que l’expérience acquise dans le cadre des projets achevés fournissait au gouvernement des données pertinentes pour aller de l’avant, mais que le gouvernement acceptait les recommandations de la vérificatrice générale.

Le Cape Breton PostNote de bas de page 94 a rapporté que le ministère de la MDN refusait d’apporter des changements au projet de navire de combat canadien de 77 milliards de dollars et qu’il avait plutôt lancé une campagne pour promouvoir le nouveau navire proposé, le Type 26 du consortium Lockhead Martin et BAE sur les médias sociaux. L’article soulignait que le MDN avait également utilisé des ressources et des fonds gouvernementaux pour promouvoir des entreprises privées associées à Lockhead Martin dans le cadre du projet de navire de combat canadien. Le porte-parole du MDN, Dan Le Bouthillier, a déclaré que la promotion de certaines entreprises sur les médias sociaux visait à fournir des informations factuelles. Alan Williams, un ancien cadre supérieur de l’approvisionnement fédéral, a affirmé que les actions du Ministère étaient contraires à l’éthique.

L’Ottawa CitizenNote de bas de page 95 a publié un nouvel article sur le rapport du directeur parlementaire du budget (DPB) sur l’augmentation des coûts du projet de navire de combat canadien, en soulignant cette fois que le DPB reconnaissait qu’il ne comprenait pas pourquoi les coûts continuaient d’augmenter.

Steven Blaney, député conservateur

Citation tirée de l’article du Journal de Québec Note de bas de page 75  :

« Il est inconcevable que les contribuables financent une entreprise privée alors que le Chantier Davie dispose déjà de la capacité de production nécessaire », a affirmé Steven Blaney

Dan Le Bouthillier, porte-parole du ministère de la Défense nationale

Traduction d’une citation tirée d’un article du Cape Breton Post Note de bas de page 86  :

« La promotion sur les médias sociaux vise à fournir des informations publiques factuelles, impartiales et objectives »

Alan Williams, sous-ministre adjoint de matériels du ministère de la Défense nationale

Traduction d’une citation tirée d’un article du Cape Breton Post Note de bas de page 86  :

« Ce n’est pas le rôle de l’armée de promouvoir le projet de navires de combat canadien auprès de la population ou des députés »

« Il n’y a pas encore de contrat, mais ils sont engagés dans la promotion active d’un produit précis d’une entreprise précise. Ça ne devrait jamais se produire »

Yves Giroux, directeur parlementaire du budget

Traduction de citations tirées d’un article de l’Ottawa Citizen Note de bas de page 96  :

« Il ne semble pas y avoir de logique claire quand il s’agit d’expliquer ces augmentations de coûts. »

« Je suis inquiet. »

Projet de capacité future en matière d’avions chasseurs

Les informations datent de décembre 2020

Pendant la pandémie de COVID-19, la couverture médiatique du secteur de la défense a été peu marquée et surtout négative. L’Ottawa CitizenNote de bas de page 96 a rapporté qu’après avoir dépensé plus de 2 milliards auprès d’entreprises américaines, le gouvernement libéral voulait redynamiser les entreprises de défense canadiennes en allant de l’avant avec des projets permettant d’acheter du matériel de défense pour les Forces armées canadiennes. L’article du 3 décembre soulignait que les 4 principaux marchés militaires des derniers mois ont été attribués à des entreprises américaines. Le porte-parole du MDN, Dan Le Bouthillier, avait indiqué que le Ministère étudiait des options pour aider à minimiser les répercussions de la COVID-19 sur l’industrie de la défense.

La CBCNote de bas de page 97 a rapporté que seulement 3 des 7 avions de chasse F-18 usagés achetés à l’Australie avaient été intégrés à la flotte aérienne jusqu’à présent. L’article indiquait qu’en raison de cette lente intégration et de l’absence de calendrier précis, les conservateurs de l’Opposition remettaient en question la valeur de la flotte provisoire, destinée à renforcer la flotte existante de CF-18 du Canada.

Dan Le Bouthillier, porte-parole, ministère de la Défense nationale

Traduction des citations tirées d’un article de l’Ottawa Citizen Note de bas de page 97  :

« Nous examinons les processus d’approvisionnement en cours afin de déterminer ce que nous pouvons prioriser pour assurer le soutien de nos partenaires de l’industrie de la défense »

« Ce processus est en cours à l’heure actuelle, mais aucune décision n’a été prise pour le moment »

Vision et plan à long terme de la Cité parlementaire

Les informations datent de décembre 2020

La couverture médiatique a été modérée, principalement factuelle et positive concernant les visites guidées organisées les 2, 14 et 15 décembre et les importants travaux de restauration en cours à l’édifice du Centre. Rob Wright, sous-ministre adjoint (SMA) de SPAC, a déclaré aux journalistes que les trous de balle restants de la fusillade de 2014 ne seraient pas réparés. Cela dit, le National PostNote de bas de page 98 a rapporté que les députés étaient divisés sur la préservation des trous de balle à la suite de l’attaque, et que certains de ces trous avaient été réparés au fur et à mesure que des éléments du bâtiment étaient remplacés. Il y avait également eu un débat pour savoir si les trous de balle, ainsi que la fusillade en général, devaient être mentionnés lors des visites guidées du bâtiment. La Bibliothèque du Parlement, responsable des visites guidées, a finalement décidé de ne pas en faire mention, car ces sujets n’étaient pas liés au fonctionnement du Parlement.

La CBCNote de bas de page 99 a indiqué que selon les dires, les rénovations devaient durer 10 ans du début à la fin, mais de nombreux observateurs prévoyaient que les travaux prendraient plus de temps, compte tenu de leur complexité et de leur valeur patrimoniale. Le SMA Wright a rejeté ce délai, affirmant qu’il n’a jamais été question d’un projet de 10 ans.

Dans un article, CTV NewsNote de bas de page 100 a cité les responsables comme ayant déclaré « qu’à l’heure actuelle, les travaux étaient en avance sur le calendrier. Cependant, le budget et l’échéancier définitifs ne devraient pas être terminés avant le premier trimestre de 2021. » (traduction). L’article mentionnait également que le prochain grand défi serait la restauration de la maçonnerie des murs extérieurs de l’édifice du Centre, qui devrait prendre entre 5 et 6 ans. Le Hill TimesNote de bas de page 101 a publié un article, puis un rectificatif, indiquant que 40 % des travaux de démolition et d’élimination des poussières d’amiante étaient terminés. L’article précisait également que 655 millions avaient été initialement alloués à la rénovation de l’édifice du Centre, mais que 119,6 millions avaient été dépensés à ce jour. Le 15 décembre, le SMA Wright a déclaré que SPAC prévoyait que les travaux de démolition et l’élimination des poussières d’amiante seraient terminés à la fin de 2021 ou au début de 2022, ces travaux et les excavations devant durer 2 ans en tout. Cela dit, SPAC ne s’était pas encore publiquement engagé à établir un calendrier et un budget pour le projet, mais le SMA Wright a déclaré que le ministère s’en rapprochait.

L’Ottawa CitizenNote de bas de page 102 a rapporté que les excavateurs ont été pris au dépourvu lorsqu’ils ont retiré les premières couches, car ils ont découvert que l’édifice avait été construit sur une fondation en moellons. Le SMA Wright a mentionné que ce fût une surprise totale : « Il n’existe pas de plans de l’édifice du Centre et la gestion des éléments inconnus représente le principal défi des travaux de rénovation. Un autre défi majeur consiste à équilibrer la restauration et la conservation avec la modernisation du bâtiment. ».

Au début de février, on a annoncé la composition du jury du concours international de conception de l’îlot 2 à Ottawa. Le secrétaire parlementaire du ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Steven McKinnon, est l’un des jurés parlementaires. Le DroitNote de bas de page 103 a publié un article en précisant que les édifices situés au 100, rue Wellington, et au 119, rue Sparks, sont 2 biens patrimoniaux importants qui divisent le site de « l’îlot 2 » et qu’ils « représentent un grand défi de conception pour le projet de son réaménagement ».

Rob Wright, sous-ministre adjoint, Services publics et Approvisionnement Canada

Traduction de citations tirées d’un article de la CBC Note de bas de page 100  :

« Nous n’avons jamais dit qu’il s’agissait d’un projet sur 10 ans »

« Les médias ont indiqué qu’il s’agissait d’un projet d’une durée de 10 ans »

« Je pense qu’en fin de compte, nous devrions être en bonne position au premier trimestre de 2021 pour vraiment établir un budget et un calendrier de référence »

Préoccupations relatives à la santé et à la sécurité des interprètes

Quelques articles ont été publiés en janvier concernant les préoccupations des interprètes des débats parlementaires. Les articles mentionnaient, sur un ton neutre, que des interprètes avaient souffert d’incidents acoustiques qui les avaient contraints à prendre un congé de convalescence. L’Association internationale des interprètes de conférence — Région Canada a indiqué qu’un sondage récent a révélé que 70 % de ses membres ont subi des lésions acoustiques depuis le début de la pandémie en raison de l’utilisation de plateformes virtuelles comme Zoom. De plus, l’association a affirmé que les langues officielles du Canada ne peuvent pas être interprétées correctement en raison de problèmes techniques découlant de l’utilisation de plateformes numériques pendant la pandémie. Les médias ont souligné que le Bureau de la traduction avait adopté des mesures visant à réduire le risque de lésions auditives pour ses interprètes. (Le DroitNote de bas de page 104, Times-ColonistNote de bas de page 105, Radio-CanadaNote de bas de page 106)

Le 25 janvier, le Hill TimesNote de bas de page 107 a rapporté que des consultations étaient menées afin d’établir un nouveau contrat pour des interprètes pigistes fédéraux. L’article mentionnait que l’Association internationale des interprètes de conférence – Région Canada a « tiré la sonnette d’alarme », car les conditions envisagées pourraient exposer les interprètes à des risques accrus. SPAC a déclaré qu’il ne serait pas approprié de commenter les détails du contrat puisque les discussions étaient toujours en cours.

Le 10 mars, le Hill TimesNote de bas de page 108 fait le point sur les problèmes liés à l’interprétation. Nicole Gagnon, interprète pigiste sur la Colline et chargée de la représentation canadienne de l’Association internationale des interprètes de conférence (AIIC), a déclaré qu’il fallait comprendre que le son dont a besoin un interprète était différent de celui d’une personne qui se connecte simplement à une plateforme Zoom et que Zoom n’était pas « reconnu comme une plateforme d’interprétation par les experts internationaux qui établissent les normes Organisation internationale de normalisation (ISO). » (traduction). Le député conservateur Steven Blaney a déclaré que la pandémie a permis de révéler le rôle essentiel des interprètes et peut-être la façon dont ces derniers devraient être pleinement considérés et intégrés dans la structure des services parlementaires.

Nicole Gagnon, chargée de la représentation canadienne, Association internationale des interprètes de conférence

Traduction d’une citation tirée d’un article du Hill Times Note de bas de page 108  :

« La réponse n’est pas de demander aux rares ressources encore disponibles de venir travailler, et de s’attendre à ce qu’elles travaillent encore plus alors qu’elles subissent déjà des blessures… en travaillant [moins] d’heures »

Rapport de janvier 2021 de l’Association internationale des interprètes de conférence

Traduction d’une citation tirée de l’article Hill Times Note de bas de page 109  :

« Le caractère bilingue du Canada est mis de côté alors que les discours au Parlement sont obligatoirement tenus dans une seule langue, généralement l’anglais, puisque la qualité du son et d’autres problèmes techniques empêchent les interprètes de faire leur travail »

Stéfanie Hamel, porte-parole de Services publics et Approvisionnement Canada

Traduction d’une citation tirée d’un article du Hill Times Note de bas de page 108  :

« SPAC modifie le contrat ouvert pour l’interprétation en raison d’une demande accrue pour l’interprétation à distance et en considération de la nature difficile du travail des interprètes pendant la pandémie »

« Déjà, avant le début de la pandémie, le Bureau de la traduction a commencé à prendre des mesures pour protéger les interprètes lors de réunions regroupant des participants à distance, notamment en leur fournissant des limiteurs de son externes. Ces mesures ont été renforcées depuis que les sessions virtuelles sont devenues la norme »

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